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INTERVIEW : René Caplan

  • Pirard Marvin
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

Ancien policier devenu écrivain, René Caplan puise dans ses vingt années de service en brigade de nuit – dont dix à l’anti‑criminalité à La Seyne‑sur‑Mer – la matière brute de ses récits noirs et profondément humains. Ses premiers ouvrages, regroupés sous le titre Les Nuiteux, sont des recueils de nouvelles inspirées de situations réelles, cocasses, dramatiques ou émouvantes, rencontrées sur le terrain. Il y dévoile une vision authentique du quotidien des policiers, loin des clichés, en mettant en lumière leur engagement et leurs dilemmes. Aux côtés de Myriam Collet, il a ensuite signé plusieurs polars mêlant tension, psychologie et réalisme. Ses livres, largement diffusés en librairie, aux Presses du Midi ou encore à la FNAC, séduisent par leur intensité et leur sincérité. Aujourd’hui, René Caplan continue d’explorer à travers l’écriture ce qui fait la complexité et la fragilité de l’humain, dans la lumière comme dans l’ombre.



Tous droits réservés :
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  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire votre premier livre ?


Etant ancien policier, Je voulais montrer aux lecteurs une autre image du travail des policiers.


  • Vos ouvrages sont souvent marqués par des thématiques fortes : lesquelles vous tiennent le plus à cœur ?


Mes ouvrages sont basés sur le réel. Je veux montrer toutes les facettes du travail des policiers.


  • Comment décririez-vous votre style d’écriture ?


Des intrigues fluides, bien ficelées, faciles à lire et avec l’aide de ma femme, elle aussi auteur, et qui ajoute son lyrisme.


  • Y a-t-il un de vos livres qui occupe une place particulière dans votre parcours ? Pourquoi ?


Mon premier polar « De l’Infidélité au Placard ». Je raconte les mésaventures qui sont arrivées à mon ancien chef de la BAC nuit lorsque j’étais sous ses ordres.


  • Quelle a été la scène ou le passage le plus difficile à écrire dans l’un de vos ouvrages ?


Sans doute dans « Les Nuiteux ½ » ou je suis intervenu pour une tentative de suicide. Dans la salle à manger, un homme était assis sur une chaise, entouré de plusieurs pompiers. Je me suis approché et je lui ai demandé une pièce d’identité. Il s’est levé. Il a plongé ses deux mains dans les poches arrière de son jeans et en a sorti un couteau. Rapidement de sa main droite il a fait glisser son couteau sur ma gorge.


  • Comment vos lecteurs influencent ils votre manière d’écrire ou vos futurs projets ?


Nous faisons des nocturnes littéraires à Sanary et à Bandol. Nous avons des lecteurs qui viennent de la France entière et des pays francophones comme la Belgique. Chaque année, nous avons le plaisir de les revoir. Ils nous achètent notre nouveau livre et nous incitent à continuer dans cette voie.


  • Avez-vous une routine d’écriture, ou travaillez-vous plutôt de manière instinctive ?


Pour mon intrigue je fais un premier plan en positionnant les différents personnages mais ensuite je travaille plutôt de manière instinctive sans forcer mon imagination.


  • Quels auteurs ou œuvres vous ont le plus inspiré dans votre propre démarche littéraire ?


Je ne n’ai pas d’auteur ou d’œuvre qui m’ont inspiré. Ma motivation vient de mon vécu de policier.


  • Quel a été votre point de départ de votre vocation d’écrivain ?


Ma femme Myriam Collet est auteure de romans historiques, de sagas familiales et de thrillers historiques et je l’accompagnais dans ses dédicaces. Travaillant de nuit dans la police, son éditrice m’a dit qu’avec mon métier j’avais matière à écrire.


Je me suis donc lancé dans des nouvelles policières « Les Nuiteux ». Elles retracent toutes les interventions insolites que j’ai vécues la nuit à la BAC ou à la police secours.


  • Votre parcours personnel ou professionnel a-t-il influencé vos histoires ?


Oui, surtout les nouvelles policières basées exclusivement sur mon vécu mais dans mes polars, j’inclus aussi des faits divers parus dans la presse.


  • Quel a été le moment le plus marquant de votre carrière jusqu’à présent ?


La dizaine d’années passée à la brigade anti-criminalité la nuit où j’ai vécu beaucoup d’interventions insolites et dangereuses.


  • Avez-vous rencontré des obstacles particuliers avant de publier vos premiers livres ?


Non, j’ai été édité par l’ancienne éditrice de ma femme, et aujourd’hui aux Presses du Midi, qui sont des éditions régionales.


  • Qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui à continuer à écrire ?


Le plaisir de créer des intrigues, de faire des salons du livre à la rencontre des lecteurs et les échanges positifs avec ces derniers.

  • Comment est née l’idée de collaborer avec votre compagne Myriam Collet ?


Lorsque je me suis lancé dans le polar, je savais que mon style était trop concis et pas assez descriptif. C’est pour cette raison que j’ai demandé la collaboration de ma femme.


  • Quel rôle joue chacun de vous dans le processus de la création ?


J’écris la trame de toute l’enquête, l’histoire est complète. Je passe ensuite le relais à Myriam qui devient la première lectrice et rend l’histoire plus humaine.


  • Comment vos sensibilités respectives s’équilibrent-elles ou se complètent elles dans un projet commun ?


Mon travail révèle les étapes d’une enquête, les indices relevés par la police scientifique, le déroulé de l’affaire avec ses interrogatoires, l’ambiance d’un commissariat, mais aussi le déroulement d’une arrestation d’où peut découler des faits de violence, course poursuite, de l’action et du suspens. Myriam amplifie les descriptions, rentre dans la psychologie des personnages, incarne les sentiments, la passion, les angoisses que traversent les protagonistes, aussi bien côtés suspects que victimes.


  • Avez-vous une méthode de travail à deux ou cela varie-t-il ?


C’est toujours la même méthode, je commence à écrire et lorsque l’histoire est complète je passe le relais à ma femme.


  • Y a-t-il un livre ou un texte co-écrit dont vous êtes particulièrement fier ?


Mes premiers polars ont été plus faciles à écrire car ils sont basés sur des histoires vraies. Ma fierté et d’avoir su imaginer les intrigues des autres polars.


  • Quelle est, selon vous, la force principale de votre duo artistique ?


Mon vécu professionnel, mon imagination pour écrire les intrigues et le talent de narration de Myriam Collet.


  • Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir, seuls ou en collaboration avec Myriam Collet ?


Un prochain polar va sortir au mois de mai « Le Château du Diable » toujours en collaboration avec ma femme.


Au Gros-Cerveau, un randonneur de l’association ollioulaise est retrouvé mort au bas de la falaise. Sur son corps, le médecin légiste constate deux petites perforations au niveau des pectoraux. Dès lors, la thèse de l’accident semble écartée, d’autant que l’ambiance amicale au sein du groupe révèle peu à peu ses failles. Par le passé, plusieurs chutes sont à déplorer, mais s’agissait-il vraiment d’accidents ?


René Manzor "L'ombre des innocents"s



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