INTERVIEW : Meg Maine
Meg Maine est une autrice et artiste belge née en 1988, dont l’univers s’inscrit pleinement dans les codes du fantastique et de l’horreur. Passionnée très tôt par les récits sombres et les atmosphères inquiétantes, elle développe un imaginaire nourri de références cinématographiques et littéraires marquées par l’épouvante. Elle débute par l’écriture de nouvelles avant de se lancer dans le roman avec La maison des pleurs, publié en 2024. Son écriture se distingue par une capacité à installer des ambiances oppressantes et à explorer les peurs intimes de ses personnages. Également illustratrice et correctrice, elle évolue dans un univers artistique complet où l’image et le texte dialoguent.

Vous êtes à la fois autrice, illustratrice et correctrice : comment combinez-vous ces différentes activités ?
C’est vraiment mon activité d’autrice que je considère comme la principale, bien que, à l’instar de nombre d’entre nous, elle ne soit malheureusement pas la plus rémunératrice. C’est elle qui me guide et me motive au quotidien, et elle aussi qui me permet le mieux d’exorciser les idées qui bouillonnent en moi en permanence. Le dessin a également une valeur cathartique, mais je m’y retrouve moins dans le sens où, quand je ne suis pas satisfaite de la tournure que ça prend, j’ai bien plus facile d’effacer des mots que des traits sur un papier. Les deux sont néanmoins imbriqués, car il m’est impossible d’écrire un livre sans visualiser la scène dans ma tête, comme il m’est impensable de dessiner un motif qui ne dispose pas de sa propre histoire.
Quant à mon activité de correctrice, je pourrais la réduire à un simple métier alimentaire, mais ce ne serait pas rendre justice à ce qui est également une passion. En effet, j’ai toujours adoré lire et décortiquer des textes, au point que j’ai fait des études en lettres et en métiers du livre. Avoir l’opportunité, aujourd’hui, d’en vivre, c’est un peu un rêve de petite fille qui s’est réalisé.
Du coup, niveau organisationnel, j’ouvre certaines semaines de mon agenda aux contrats de correction et, durant ces périodes, c’est cette facette de mon travail qui passe en priorité sur tout le reste. L’écriture ne se fait plus qu’après journée, si je le peux, comme c’est le cas pour n’importe quel écrivain vivant d’une autre source de revenus. Par contre, je me réserve régulièrement des semaines rien qu’à moi, afin de pouvoir me consacrer entièrement à l’écriture et mon métier d’autrice. Quant au dessin, je souhaite le conserver dans le domaine de la passion pure. C’est pourquoi, comme un hobby, je ne m’y consacre que quand j’en ai le temps et la véritable envie.
Quel a été votre premier contact avec la création artistique ?
Il m’est très difficile de répondre à cette question car, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par l’art dans son acceptation large (pictural, littéraire, cinématographique, musical, vidéoludique et même corporel), car je suis très sensible aux émotions qu’il peut véhiculer (je suis de celles à pleurer devant une peinture ou à l’écoute de certaines notes).
Ce qui est certain, c’est que c’est par le dessin et la danse que je suis en premier lieu passée du côté de la création, car ils m’ont accompagnée toute mon enfance et jusqu’à la fin de mon adolescence. L’envie d’écrire, elle, a toujours été en moi mais sans que je n’ose passer le cap (si ce n’est pour quelques poèmes et brefs récits que je n’ai pas même conservés). Avec du recul, je crois que ce qui me retenait, c’est que je me sentais illégitime. Il m’a fallu des années avant de me rendre compte que ce doute était hors de propos : il n’y a qu’en écrivant qu’on peut devenir écrivain.
Comment votre parcours professionnel vous a-t-il menée vers l’écriture ?
J’ai presque l’impression que c’est cliché de dire ça, de nos jours, mais c’est « grâce » à un burn-out que j’en suis arrivée là.
Comme je l’ai dit plus tôt, j’ai suivi des études de lettres mais, le marché du travail étant ce qu’il est, il m’a été très difficile de trouver un métier lié. Après quelques expériences parfois très éloignées de mon domaine de formation (j’ai ainsi été conseillère commerciale en banque pendant plusieurs années) et d’autres plus proches (éditrice-correctrice pour un site Internet, professeur de français…), la vie a fait que je suis tombée en dépression. Et même s’il faut du temps pour sortir de cette situation, j’avais l’impression de stagner, de ne pas aller mieux, jusqu’au jour où j’ai décidé de coucher sur le papier les premières lignes d’un roman qui me trottait dans la tête depuis de nombreuses années. Ça a été une véritable renaissance. Réveiller mon esprit créatif, c’était me réveiller tout court, en tant qu’individu.
Dans cette histoire, j’ai la chance d’avoir un époux qui me soutient et m’a incitée à me lancer dans cette carrière « alternative ». Dès lors, passer un brevet supplémentaire pour proposer mes services de correctrice et ainsi avoir un revenu plus stable s’est un peu imposé de soi, et à mesure que mon esprit créatif reprenait le dessus, je me suis également remise à dessiner, ce que je n’avais plus fait depuis des années.
Pourquoi avoir choisi le pseudonyme Meg Maine et que représente-t-il aujourd’hui ?
Quand j’ai commencé à écrire, j’étais toujours, officiellement, enseignante. Il me paraissait dès lors indispensable de prendre un nom de plume, d’autant plus en m’épanouissant dans le genre de l’horreur, qui souffre encore de nombreux préjugés. De là, le choix de Meg Maine s’est presque imposé à moi car c’est le résultat d’une anagramme de mon vrai nom et que, dans la fiction horrifique, le Maine est porteur de nombreuses connotations (il n’y a qu’à penser à Stephen King, pour les plus connues).
Toutefois, aujourd’hui, même si je n’enseigne plus et que je pourrais tout à fait réintégrer mon identité de naissance, je n’en ai aucune envie car Meg Maine fait partie de moi et de ce que je pourrais qualifier de ma seconde vie. C’est, en somme, la concrétisation de ma personnalité créative, dont je ne m’imagine plus me séparer.
Le passage à l’indépendance a-t-il changé votre rapport à la création ?
Je vais botter en touche en répondant « oui et non ». « Oui », évidemment, dans le sens où je m’oblige maintenant à (tenter de) respecter certains délais, à m’astreindre à une discipline plutôt que d’attendre que la muse vienne me titiller. Mais « non » car, dans les faits, je manque cruellement de discipline ! Pire, si je me force, je me rends compte que tout ce que j’ai écrit « sous la contrainte » un jour est bien souvent effacé dès le lendemain. Je suis donc loin d’être un exemple à ce niveau... Je répondrai « non », encore, parce que je continue à ne produire que ce dont j’ai envie, et sous la forme que je veux. C’est pour ça, d’ailleurs, que l’autoédition s’est immédiatement imposée à moi.
Vous avez commencé par écrire des nouvelles : qu’est-ce que ce format vous a apporté ?
En réalité, c’est surtout né d’un pari avec moi-même. Écrire pour moi, c’était une chose. Écrire pour les autres, c’en était une autre. Si j’avais dû plonger directement dans un roman, je ne suis pas sûre que je ne me serais pas dégonflée, car c’est un travail de longue haleine. Je ne veux pas dire par là que les nouvelles sont plus faciles à écrire – c’est loin d’être le cas – mais, comme il s’agit d’un format plus court, je pouvais arriver plus rapidement à un résultat (à peu près) satisfaisant. Du coup, je me suis imposé la contrainte de publier une nouvelle par mois pendant un an. Cela m’a obligée à écrire tout au long de l’année tout en me permettant de me créer, petit à petit, un réseau de lecteurs. Et surtout, in fine, j’ai pu aborder la publication papier de façon bien plus sereine que je ne l’aurais fait avec un premier roman, dans le sens où, au niveau du fond, j’avais déjà reçu de nombreux retours. Il n’y avait donc « plus qu’à » me confronter à l’épreuve de la forme.
Quant au genre de la nouvelle lui-même, il m’a beaucoup apporté en ce que c’est un véritable exercice de pensée que de créer une histoire capable d’emmener le lecteur sur quelques pages seulement, avec de véritables tenants et aboutissants. Ça m’a également permis d’y « exorciser » certaines de mes inspirations horrifiques qui grouillaient en moi mais qui, sous forme de roman, avec une tenue exigée sur la durée, auraient certainement fini par manquer d’une personnalité affirmée.
C’est cette personnalité que je voulais absolument avoir touchée du doigt avant de me lancer dans un roman.
À quel moment avez-vous ressenti le besoin de passer au roman ?
Je savais dès le début de mon entreprise d’écriture que j’y passerais puisque, quand je m’y suis mise durant mon burn-out, c’est par les premières pages d’un roman que j’ai commencé. Mais je dirais que ce n’est qu’après huit bons mois de publication de nouvelles que je me suis sentie prête à me lancer dans le travail de fond pour un premier roman… Et encore, je triche un peu en disant que je me sentais prête car ce fameux roman que j’avais commencé à écrire, je l’ai mis de côté pour me consacrer à un tout autre projet. Pourquoi ? Parce que, justement, ce premier projet me tenait tellement à cœur que, même après avoir fait mes armes avec les nouvelles, je ne me sentais pas encore prête à livrer cette histoire. Au final, je crois que c’était la bonne décision, car c’est ce qui m’a permis de me consacrer à La maison des pleurs.
La maison des pleurs marque une étape importante : comment est née cette histoire ?
Disons qu’à la base je disposais du corps d’une histoire, mais qu’il souffrait de nombreux défauts. J’avais en tête cette famille, leurs secrets principaux, ainsi que le twist final, mais ce qu’il me manquait, c’était le squelette, celui qui donnerait toute sa cohérence à l’intrigue. Au début, encore influencée par divers récits gothiques, j’avais ainsi pensé à situer l’histoire dans un manoir à rénover (il faut dire que je venais de terminer The Haunting of Hill House, qui m’avait laissé une forte impression), mais j’avais le sentiment (à juste titre) que ça manquait de personnalité, d’originalité.
Puis un jour, peu de temps après les inondations de 2021 qui ont fortement touché ma région d’origine, alors que je me promenais dans cette zone en reconstruction mais toujours bien marquée par le ravage des eaux, je suis tombée sur cette maison en bord de rivière et ça a été comme une révélation. C’était ça, le squelette manquant de mon récit. Pas un simple lieu interchangeable, mais cette maison, dans laquelle je visualisais déjà mes personnages, et qui serait elle-même partie intégrante du récit. D’un coup, La maison des pleurs était née, le titre lui-même m’étant venu sur le moment.
Comment avez-vous construit l’intrigue de ce premier roman ?
Je dois avouer que ça a été un vrai casse-tête, car le récit alterne entre deux époques et des indices sur les révélations finales se répondent d’un chapitre à l’autre, sans compter que de nombreuses phrases peuvent être lues de différentes façons selon que l’on connaît déjà ou non la teneur de ce twist. Il fallait donc que j’aie un plan assez bien défini en tête, mais pas trop non plus, dans la mesure où, quand celui-ci est trop détaillé, j’ai l’impression de casser mon esprit créatif et je n’arrive plus à avancer (je vous au dit que j’étais torturée ?). Il y a donc eu un long travail de construction puis de déconstruction au fur et à mesure que j’avançais dans le récit (car il m’est impossible de me lancer dans le chapitre 8, par exemple, si les 7 premiers ne sont pas déjà écrits). Les premiers chapitres ont été très douloureux à sortir, car j’y retournais constamment. Mais une fois arrivée à la moitié du récit, quand j’ai été à peu près certaine d’être dans le bon au niveau de l’ambiance et du ton, le reste a coulé de source et j’ai eu, au final, très peu de corrections à intégrer une fois terminé mon premier jet.
Avez-vous rencontré des difficultés particulières lors de sa publication ?
Non, si ce n’est que je ne suis pas très douée pour faire ma propre publicité (^^’). J’ai de la chance, à ce niveau, d’avoir déjà disposé d’un petit réseau de lecteurs avec à mes nouvelles. C’est donc principalement grâce au bouche-à-bouche et aux chroniques que le livre s’est creusé une place sur le marché, la consécration s’étant faite quand il a su séduire une membre du jury du Prix Masterton, à qui j’avais envoyé le livre en Service Presse par le plus grand des hasard (je savais simplement qu’elle avait lu et apprécié mes nouvelles). Devenir finaliste de ce prix avec un premier roman, c’était évidemment une belle publicité.

Quelles sont vos principales influences dans le genre horrifique ?
Je regarde et lis énormément d’horreur, dans différents sous-genres. Mais ce sont surtout les histoires dans lesquelles elle est axée sur l’ambiance et le psychologique – voire le cérébral – qui me parlent. À ce niveau, je dirais que mes influences principales en littérature sont Mary Shelley, Edgar Allan Poe, John Ethan Py, Junji Ito et Stephen King (dans ses premières années, du moins), si je dois considérer des productions dans leur ensemble ; pour le cinéma, ce sont surtout Mike Flannagan, Guillermo Del Toro, Hideo Nakata et Ari Aster qui parviennent presque à chaque fois à me séduire par leurs ambiances léchées.
À côté de cela, je voue une véritable passion au genre du slasher, et particulièrement au travail de réflexion méta réalisé par Wes Craven, car j’adore jouer avec les clichés et les codes. Pour le moment, à l’exception de deux nouvelles, cela ne s’est pas encore fort reflété dans mon travail, mais ça ne saurait tarder.
Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans l’horreur ?
Quand je m’apprête à entrer dans un récit horrifique (en littérature comme au cinéma), c’est comme si j’étais à fleur de peau, préconditionnée à tout ressentir plus intensément. La peur elle-même, bien entendu, mais également toutes les émotions injectées dans l’œuvre, comme la mélancolie ou même l’amour.
Se plonger dans une (bonne) œuvre d’horreur, c’est se prendre un vrai shoot d’adrénaline.
Comment trouvez-vous l’équilibre entre horreur psychologique et visuelle ?
Je crois que ça rejoint ce que je disais plus haut : je ne sais pas écrire une scène sans la visualiser – On me dit d’ailleurs fréquemment que mon écriture est très cinématographique. Du coup, intégrer des éléments visuels est très important pour soutenir le récit. Or, malgré ce qu’on pense souvent, il n’y a pas nécessairement besoin de corps démembrés ou de sang qui gicle dans tous les sens pour jeter l’effroi dans le cœur du lecteur. Parfois une simple ombre insaisissable qu’on croit apercevoir dans le coin d’une pièce est plus effrayante qu’une image gore. Néanmoins, dès que le récit s’y prête, j’aime également écrire ce genre de scène. La clé, à ce niveau, c’est de trouver l’équilibre entre en écrire trop ou pas assez. Je veux pouvoir créer le dégoût chez le lecteur, mais je ne veux pas que celui-ci prenne le pas sur l’angoisse elle-même.
Vos récits explorent des peurs intimes : est-ce une démarche volontaire ?
Je ne sais pas si c’est volontaire dans le sens où c’est, moi, ce qui m’effraie le plus. Du coup, je crois qu’il est normal que je couche mes propres obsessions sur le papier. C’est même parfois presque « malgré moi ». Ainsi, dans mon second roman, La Foire aux cauchemars, je me suis intéressée au concept de la peur : à l’heure actuelle, alors les conflits, les maladies, la violence et l’incertitude sont plus à nos portes que jamais, qu’est-ce qui nous fait encore véritablement peur ? Le récit se passe dans une foire, et de nombreux lecteurs, à juste titre, m’ont par exemple demandé si on y verrait des clowns. Alors oui, c’est le cas, mais, très vite, j’abandonne ces peurs « superficielles » (sans jugement aucun – je suis moi-même, par exemple, arachnophobe et trypophobe), plus « terre-à-terre » pour explorer des craintes de plus en plus profondes parce qu’intimes. Avec du recul, ce n’est pas quelque chose que j’ai cherché à faire à tout prix : ça s’est naturellement imposé à moi.
Quelle place accordez-vous à l’ambiance dans vos histoires ?
Elle est primordiale. Je trouve qu’on peut avoir la meilleure histoire, le meilleur plot-twist du monde, si l’ambiance n’est pas posée, si elle est inégale, pour moi, ça tombe à plat. Il n’y a pas toujours besoin de faire de longues descriptions – je suis d’ailleurs très peu friande de ce procédé : quelques éléments descriptifs, quelques mots au champ lexical bien choisi, et on peut rapidement immerger le lecteur dans l’ambiance souhaitée.
La maison des pleurs repose sur une atmosphère très forte : comment l’avez-vous travaillée ?
Pour ce livre-là, j’ai énormément écrit en musique alors que, d’habitude, je préfère travailler dans un silence total. J’ai sélectionné des bandes originales de films et séries qui m’avaient procuré une sensation similaire à celle que je voulais transmettre, combinées à d’autres compositions que j’ai trouvées sur Spotify ou autre à l’aide de mots-clefs bien précis. Lors de l’écriture, cette sélection tournait à peu près en boucle, ce qui me permettait de me plonger dans le même état d’esprit que celui dans lequel je souhaitais induire le lecteur avec mes seuls mots.
De là, c’est ensuite un travail d’écriture sur les descriptions, les sensations, les mots choisis pour leurs champs lexicaux connotés, en ayant toujours en tête un principe fameux en écriture, qui est le « show, don’t tell » : il faut en dire suffisamment pour accompagner le lecteur, le plonger dans l’action, sans pour autant lui imposer le moindre détail de notre propre vision des choses.
Votre série de nouvelles What an Horrorful Year propose un concept original : comment est née cette idée ?
J’ai expliqué plus haut que je m’étais mise au défi de publier une nouvelle par mois pendant un an, afin de m’astreindre à un rythme d’écriture et de publication défini. Tant qu’à faire cela – et parce que j’aime décidément me torturer – je me suis ajouté la contrainte que cette nouvelle devait être en rapport avec le mois de sa publication. Et même si, d’une certaine manière, cela m’ajoutait une difficulté (car il n’est pas toujours facile de trouver un événement emblématique pour chaque mois de l’année), ça m’a aussi facilité le travail sur l’ambiance des récits, car il est plus facile d’écrire sur la canicule en plein mois de juillet et sur Noël quand arrive décembre.
Très rapidement, je me suis rendu compte que si cela fonctionnait bien sur moi en tant qu’autrice, il en allait plus encore avec les lecteurs. Ceux-ci aiment souvent se plonger dans des lectures de saison ; on le voit particulièrement à l’arrivée de l’automne puis à Noël. Même si ce n’était pas calculé, ce projet a permis d’élargir ce concept de lecture saisonnière et c’est tout naturellement que la publication en recueil a pris des allures de véritable calendrier horrifique.
Travaillez-vous actuellement sur de nouveaux projets littéraires ?
Depuis la publication de La Foire aux cauchemars, j’ai principalement travaillé sur des nouvelles, qu’elles soient destinées à une future publication ou répondent à un appel à textes.
Mais, surtout, j’ai commencé à écrire mon troisième roman qui, en réalité, est en quelque sorte mon premier, puisque je me suis finalement décidée à sortir ce projet sur lequel j’avais commencé à travailler lorsque j’étais en burn-out, et pour lequel je me sens enfin les épaules. Bien entendu, avec la manière dont j’ai évolué, tout ou presque est à refaire, mais cela ne me dérange pas, que du contraire. J’espère maintenant qu’il parlera aux lecteurs autant qu’il résonne en moi !
Quel conseil donneriez-vous à un auteur souhaitant écrire dans l’horreur ?
Je lui conseillerais de ne pas se rebuter face aux regards déconcertés qu’il ou elle recevra très certainement de la part de beaucoup de personnes, y compris de son entourage proche. La communauté des lecteurs et auteurs de l’horreur est certainement parmi les plus accueillantes qu’il soit et, s’il/elle ose pousser la porte, il/elle recevra toujours le soutien nécessaire pour le/la booster à continuer.
Quels thèmes aimeriez-vous explorer dans vos futurs écrits ?
Il y en a beaucoup mais, outre ceux que j’aborde dans mon troisième roman, les deux sujets qui m’obsèdent le plus, actuellement, ce sont les troubles psychologiques et le corps féminin comme lieu privilégié de la manifestation du body horror. Il n’est pas impossible que cela donne lieu à d’autres recueils de nouvelles…





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