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INTERVIEW (Archives) : Marc Schaub

Pirard Marvin
4 sept.
4 min de lecture

Photographe français, Marc Schaub est un adepte de littérature et fréquente couramment les salons pleins d’auteurs. Faisons la connaissance de cet artiste aux multiples facettes.



Tous droits réservés :
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  • Bonjour Marc et bienvenue dans le Metal’art. Je te remercie de nous accorder un peu de ton temps pour répondre à mes questions. Commençons par le départ, pourrais-tu te décrire en quelques mots pour que les lecteurs puissent savoir qui est Marc Schaub ?


Pour commencer c’est moi qui tiens à te remercier de l’honneur que tu me fais de parler de moi.

Je vais avoir 50 ans dans quelques jours, je suis conducteur de train à la SNCF et je vis en Alsace à coté de Mulhouse. J’ai trois passions, la photo, la lecture (Le polar/Thriller pour l’essentiel), et les échecs que je pratique en compétition. La photo et la lecture collent très bien à mon caractère, j’apprécie de passer de longs moments, seul, loin du bruit et de l’activité, sans personne à mes côtés. Une fois que mes batteries sont rechargées, j’aime retrouver le contact des gens, échanger, découvrir, partager. J’apprécie particulièrement d’aller à la rencontre des gens dans les salons du livres, rencontrer les auteurs, les blogueurs où les « simples » lecteurs.


  • Quel est ton parcours ?


J’ai commencé la photo il y a moins d’une dizaine d’années, pratiquement en même temps que j’ai commencé à fréquenter les salons littéraires. Petit à petit et naturellement j’ai allié mes deux passions, en allant sur les salons avec mon appareil photo. J’ai publié sur mon compte Facebook quelques photos faites sur les salons, et quelques organisateurs de salons m’ont petit à petit demandé si je voulais faire les photos lors des week-ends. Isabelle l’organisatrice de Seille de crime, Madame Joséphine Dard et Gaelle Perrin Guillet pour le salon de Saint Chef par exemple. J’ai aussi été contacté par Marc-Olivier Rinchart des éditions IFS pour faire les portraits de certains de ses auteurs. Petit à petit, à force de croiser les auteurs dans les salons et lors des soirées, mes photos commencent à faire parler d’elles. C’est à toutes ces personnes que je dis merci, c’est grâce à elles que je peux continuer à me faire connaitre.


Je fais aussi de la photo hors salon évidemment, dans des domaines différents, comme la macro, de l’urbex, photo de rue, ou du nu. J’ai beaucoup appris en faisant des sorties avec des photographes expérimenté qui sont dans mon club, et avec leur conseil j’ai eu le bonheur de gagner deux concours photo. Mais il y a encore beaucoup à apprendre, beaucoup de progrès à faire, alors je continus à ouvrir mes yeux émerveillés, et j’essaye de retenir un maximum de choses pour continuer à avancer et devenir un meilleur photographe.


  • Pourquoi t’être lancé dans la photographie ?


Même si je m’y suis mis relativement tard, j’ai toujours aimé la photographie, je tiens cela de mon papa que j’ai toujours vu un appareil à la main. Quand je me suis rendu compte que définitivement, je n’avais aucun talent pour devenir auteur, j’ai mis ma créativité dans l’image. Photographie veut dire écrire avec la lumière, alors j’essaye de raconter des histoires autrement. On peut faire voyager les gens avec une belle image, les faire rêver, les émouvoir aussi, presque autant qu’avec un bon roman. J’ai eu confirmation récemment que des émotions pouvaient vraiment passer, quand un auteur que j’adore (Michael Fenris) m’a fait la surprise d’écrire des mini-nouvelles associées à quelques-uns de mes clichés.



  • Quel serait ton rêve dans le milieu ? Qu’est-ce que tu voudrais absolument photographier si l’occasion se présentait ? Ou qui voudrais-tu immortaliser sur tes clichés ? Et surtout pourquoi ?


Un rêve, même s’il est utopique, serait d’avoir plusieurs auteurs qui écrivent un texte autour d’une de mes photos, et d’en publier un recueil.


Simplement faire des shootings pour des magazines comme la fringale culturelle par exemple, un magazine que j’adore, et qui met à l’honneur tous les deux mois de nombreuses « stars » dans le domaine de la culture en général.


Si je reste dans le domaine du polar, j’adorerais faire un shooting portrait avec Maxime Chattam. Il est hyper photogénique.



  • Quel est le souvenir qui t’a le plus marqué lors d’un shooting ? (Le meilleur, le pire, celui qui t’a le plus fait rire ou le plus déstabilisé)


Lors du salon de Bondues 2022, je devais faire les photos des auteurs de chez IFS. On décide de faire les dernières photos dans une chambre. À la suite d’une erreur de l’hôtel, ils m’avaient attribué la plus grande des chambres, une suite, et naturellement on décide donc de faire le shooting dans celle-ci. J’avais installé l’éclairage studio que j’avais pris avec moi, et tout a commencé de manière très studieuse. Je ne sais pas comment en quelques secondes tout a basculé en bataille d’oreiller. La chambre était un véritable champ de bataille. J’ai bien évidemment gardé TOUTES les photos.


  • Quel serait ton objectif à long terme ?


J’aimerai travailler plus avec les maisons d’édition, et les organisateurs de salon, leur proposer quelque chose de plus sérieux avec des photos de qualité, faites dans des conditions de shooting studio. Faire une banque de donnée d’images pour les couvertures des romans à venir etc…J’ai quelques contacts…


  • Quelles sont tes conditions pour un shooting ?


C’est compliqué de répondre à cette question de manière précise. Cela change en fonction du type de prestation, du lieu, de la durée etc. Le mieux c’est de prendre contact avec moi pour avoir ces informations.


  • Maintenant que le cadre est mis. Comment peut-on te contacter ?


Vous pouvez me joindre à cette adresse Chess.photographie@gmail.com, ou aller sur mon site chessphotographie.com dans la section contact.


  • Souhaites tu laisser un dernier mot pour nos lecteurs (qui cela dit en passant comptent certains de tes modèles) ?


La photographie m’a appris à voir le monde différemment, d’ouvrir les yeux sur des détails que je ne voyais pas avant. Le monde grouille de petites choses merveilleuses que nos rythmes de vie effacent au fur et à mesure. J’ai fait des rencontres magnifiques, parfois très éphémères, juste au travers d’un échange de quelques minutes. D’autres qui se sont transformées en amitiés réelles et durables. Pas besoin d’un appareil hyper sophistiqué, celui de votre smartphone suffit, laissez vous guider parfois par ce que votre objectif vous demande d’immortaliser, et peut être qu’on se croisera un jour pour un moment de partage sympa.



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