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INTERVIEW (Archives): Marc Falvo

  • Metal'Art Culture
  • 26 déc. 2025
  • 5 min de lecture

Marc Falvo est écrivain, auteur de romans, dramaturge et scénariste. Il intègre la formation Médiation Culturelle en 2002 à l’Université de Lille. A la fin de sa première année, il se spécialise en cinéma avant d’obtenir en 2007 sa licence en théâtre. Il écrit sous différents pseudonymes notamment Bob Slasher, Chris Anthem ou Stan Kurtz..



Tous droits réservés :
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  • Bonjour, Marc. Serait-il possible de nous dire quelques mots à ton sujet afin que l’on te connaisse un peu mieux ? Quel est ton parcours ?


    Tu viens de le dresser en préambule… Blague à part, je viens surtout du cinéma, où j’ai fait de la production et de la réalisation durant plusieurs années avant de me lancer dans l’écriture de romans. J’ai aussi un peu voyagé – comme tout le monde – et fait quelques conneries – comme tout le monde ? – qui ont forgé mon caractère : déterminé, exigeant, et très rancunier !


  • Comment t’es venue l’envie d’écrire ?


    Comme dit plus haut, il y a d’abord eu l’envie de raconter des histoires par l’image et le son avant d’écrire des livres. Pour parler des romans, il faut attendre la vingtaine, à la fac. Je ne sais pas, j’ai vu d’autres gens tenter le coup, j’ai essayé, j’en ai craché un, puis deux, puis vingt-cinq. Tous n’ont pas été publiés – il s’est même passé huit ans entre le premier manuscrit et le premier éditeur – mais tous m’ont permis d’avancer vers mon but, qui était de devenir une star riche et célèbre… Bon, disons que j’en suis encore loin, et que le but a changé entretemps, mais au départ c’était ça.


  • Tu écris sous différents pseudonymes ? Pourquoi ce choix ? Est-ce une manière de différencier chaque histoire ou chaque style ?


    En quelque sorte. Selon le nom que je prends, le futur lecteur sait plus ou moins

    à quoi s’en tenir.

    Stan Kurtz, c’est du polar rétro déjanté.

    Chris Anthem, du thriller trash et dérangeant.

    Robert Slasher est ma face un brin carnaval, plus Gore pour Rire et série Z…

  • Au final, c’est en gardant mon vrai nom, Marc Falvo, que je peux écrire n’importe quoi. Surprendre et bousculer le lecteur, comme avec Noir par exemple. Oui, c’est vraiment de Marc Falvo dont il faut se méfier !


  • Parmi les livres que tu as écrit, lequel est celui qui t’a donné le plus de plaisir ?


    Aucun. Désolé de casser un mythe, ou une légende établie, mais écrire n’a

    jamais constitué pour moi un plaisir. Avoir fini un roman, oui, parce que c’est la fin de la torture… En ce sens, je peux citer “Abymes” (sorti en 2022) et “Bloody Glove” (ressortie prévue fin 2024) qui sont mes deux textes pondus le plus vite, car ce sont donc

    eux qui m’ont fait le moins souffrir ! Ah si, je peux quand même apprécier de relire les Kurtz, car il y a toujours une ou deux vannes pourries dedans qui me font bien marrer, et que je redécouvre.


  • Tu écumes les salons littéraires. Le contact avec tes lecteurs est-il important à tes yeux ? As-tu des anecdotes que tu voudrais partager ?


    Le contact avec leur portefeuille, surtout 😜 Car on ne va pas se mentir,

    maintenant que Faute de frappe est mon activité à temps plein et mon revenu principal, je ne peux plus me permettre de “seulement” papoter et débattre littérature avec les gens que je croise en salons ou en librairie… J’ai un objectif plus concret, quoi. Même si

    le contact et l’échange restent un moteur. J’adore ça. Autant je peux être plutôt ours au quotidien, autant là j’apprécie beaucoup les retrouvailles et les nouvelles

    rencontres. Défendre ce qu’on fait, sans faillir. Pas d’anecdotes particulières, ou alors des dizaines. Vraiment, quand tu es assis ou debout derrière une table avec des piles de livres devant toi, il peut se passer n’importe quoi.


  • Tu gères en plus de ton métier d’écrivain la maison d’édition Faute de Frappe. Comment gère-tu ton temps ? Quels sont tes critères pour accueillir un nouvel écrivain dans ton équipe ?


    Honnêtement, je gère comme je peux. Surtout depuis un an, où la maison a vraiment commencé à prendre une certaine ampleur. Je m’organise, j’essaye de prévoir tout ce qui est prévisible – même si l’imprévu ne tarde jamais à débouler – et je délègue ce qui est délégable – ça se dit ? – et sinon, je fais en sorte de toujours avancer.

    C’est la base. Comme le disait souvent un de mes vieux potes, je suis un requin : si j’arrête de nager, je me noie. Niveau critères d’accueil, je vais être clair : la qualité littéraire, la qualité humaine (pas forcément dans cet ordre) la pertinence du texte dans notre ligne éditoriale et la place disponible sur le planning. Depuis six mois, surtout, on est pris d’assaut. On reçoit

    des manuscrits au quotidien. Alors, on devient de plus en plus difficiles…


  • Ton dernier livre en date est “L’oeuf” que tu as écrit sous le pseudonyme de Chris Anthem. Souhaites-tu nous en parler ?


    En deux mots, c’est une histoire de possession peut-être 😄 Un couple veut avoir un enfant, la nana finit par tomber enceinte et son comportement change. Et deux voies s’ouvrent alors pour le lecteur : soit c’est du thriller psychologique réaliste, où tout est explicable, soit on bascule dans le surnaturel… D’où le “peut-être”. C’est moins trash que d’autres Chris Anthem en terme de violence pure, par contre c’est d’un malsain mon pote, du glauque assumé comme j’aime, garantie 100% Feel Good !


  • Es-tu déjà sur un nouvel ouvrage ? Si oui, pourrais-tu nous en dire plus ?


    Non, mais tu déconnes ? J’ai plus le temps d’écrire, maintenant, et tant mieux !


  • Question parallèle à la précédente, as-tu de nouvelles sorties prévues dont tu voudrais parler au sein de Faute de frappe ?


    Alors là oui, ça se bouscule : le recueil de nouvelles gores “NOS PLUS BEAUX EFFETS

    2”, la suite de notre collection [COMPACT] consacrée aux novélisations de films avec SLUGS de Shaun Hutson – une belle histoire de limaces carnivores à vous dégoûter des barbecues dans le jardin – et puis plein de joyeusetés pour la rentrée : de la maison hantée

    hyper-célèbre, du croquemitaine griffu, un bon gros thriller fantastique qui pulse, et aussi l’arrivée chez nous d’un maître incontesté de l’Horreur… Mais chut, plus d’infos très bientôt…


  • Veux-tu laisser un dernier mot pour tes/nos lecteurs ?


    Foncez sur www.editionsfautedefrappe.fr. Il y aura forcément quelque chose pour vous.

  • Je te remercie chaudement pour ta participation à cette interview et à bientôt en salon ou dans un de tes livres.



René Manzor "L'ombre des innocents"s




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