CHRONIQUE: L'animonde : la chute de l'Europe
- Metal'Art Culture
- 5 janv.
- 2 min de lecture

Auteur: Geoffrey Claustriaux
Roman: L'animonde : la chute de l'Europe
Nombres de pages: 266
Editions: Le Héron Blanc
Date de sortie: 21/11/2024
Synopsis:
Des chats qui massacrent leurs propriétaires. Un village envahi par les araignées. Des orques qui s'en prennent aux navires. Aux quatre coins du monde, les animaux, poussés par un instinct viscéral irrépressible, décident d'éradiquer l'humanité, ce cancer qui met en péril la survie de la planète. Le continent européen n'est pas épargné par la catastrophe. Pour l'agent Shurins, de la police ukrainienne, tout comme pour l'ex-animateur de télévision Adriano Carrisi, la journaliste française Elise Emera et la troupe de scouts de Tenrec, une impitoyable course contre la montre s'engage. Parviendront-ils à trouver un abri, avant que les humains ne soient relégués au plus bas de la chaîne alimentaire??
Chronique:
Avec L’Animonde, Geoffrey Claustriaux signe un roman aussi percutant qu’inquiétant, où l’imaginaire flirte dangereusement avec une réalité plausible. L’idée d’une révolte animale, aussi folle puisse-t-elle paraître, est ici traitée avec une telle intensité qu’elle en devient presque crédible. Chats domestiques devenus prédateurs, orques attaquant les navires, araignées envahissant des villages… chaque scène est décrite avec une précision glaçante qui pousse le lecteur à se demander : « Et si cela arrivait vraiment ? »
L’auteur ne se contente pas de livrer un récit catastrophe ; il propose une véritable réflexion sur la place de l’homme dans l’écosystème, sur son arrogance et son impact destructeur sur la planète. Le roman devient alors une fable noire, un miroir tendu à notre société, où les rôles s’inversent et où l’humanité se retrouve confrontée à ses propres dérives.
La narration, nerveuse et immersive, nous plonge dans une succession de scènes apocalyptiques, portées par des personnages attachants et crédibles. Le rythme est haletant, les enjeux sont clairs, et l’horreur, omniprésente, ne tombe jamais dans la gratuité. Claustriaux maîtrise l’art du suspense et de la tension, tout en distillant des références subtiles aux classiques du genre comme "Les Oiseaux" ou "Cujo".
Mais ce qui rend L’Animonde si marquant, c’est cette sensation persistante que le cauchemar décrit pourrait, un jour, devenir notre réalité. Dans un monde où les équilibres naturels sont de plus en plus fragiles, où les espèces disparaissent et où les catastrophes écologiques se multiplient, la fiction de Claustriaux résonne comme un avertissement. Et si la nature, un jour, décidait de reprendre ses droits ?




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