top of page

INTERVIEW : Jean-Michel Volz

Pirard Marvin
il y a 7 jours
9 min de lecture

Jean-Michel Volz est un musicien, compositeur et auteur français reconnu pour ses projets de power metal mélodique. Multi-instrumentiste, il a participé à A Taste of Freedom, Season of Dreams, Midnight Driver et Masterful. Son travail se distingue par un goût prononcé pour les mélodies épiques, les collaborations internationales et une créativité qui s’étend également à l’écriture. À travers ses albums et ses publications, il développe un univers riche mêlant imaginaire, émotion et passion artistique.


Tous droits réservés :
Tous droits réservés :
  • Comment est née votre passion pour la musique ?


Je suis tombé dedans très jeune vers l’âge de 10 ans. Alors que mes amis se cherchaient encore au niveau musical, la plupart de leurs grands frères et sœurs écoutaient du metal. Ces sonorités me fascinaient . On était fin des années 1980, et je suis tombé amoureux de 4 groupes à l’époque que j’écoute encore. Helloween, Manowar, Accept et Kreator. Je me souviens encore de cette claque à l’écoute de I want out ou de Metal Heart. C’est assez rapidement que j’ai demandé à mes parents de me payer ma première guitare électrique et des cours pour apprendre à m’en servir.


  • Quels groupes ont le plus influencé votre parcours ?


Beaucoup de groupes ont fait partie de mes influences. Pour n’en citer que certains je dirais Helloween, Gamma Ray, Manowar pour les premiers et par la suite des groupes comme Stratovarius, Edguy. Il y en aurait beaucoup d’autres à citer, des influences que l’on pourrait reconnaître dans mes compositions. Je suis principalement un amateur de musique mélodique, que ce soit dans le Power, le Heavy, Le Thrash ou le Death, la mélodie doit être présente pour attirer mon attention.


  • Quand avez-vous commencé à composer ?


J’ai commencé assez jeune à composer, je dirais vers l’âge de 13/14ans. Une fois, après avoir appris les bases de la guitare électrique, j’ai commencé par apprendre à jouer des riffs et des morceaux de mes artistes préférés. Mais j’ai rapidement pris le chemin de la composition. J’avais en moi ce besoin de créer mes propres morceaux. Alors certes, ils n’étaient pas fameux, mais m’ont permis de comprendre les bases de la composition. Comment on articule une mélodie autour d’un riff de guitare par exemple. Et j’ai surtout appris à me connaitre musicalement. Que ce qui comptait pour moi, étaient les émotions que j’arrivais à transmettre à travers ma musique.


  • Quel regard portez-vous sur votre carrière ?


Même si je n’ai jamais vraiment percé avec ma musique, j’ai réussi à procurer des émotions à des personnes qui m’ont fait confiance et pour moi, ça vaut tout l’or du monde. J’ai eu la chance de rencontrer d’incroyables artistes et de jouer avec certains d’entre eux. J’ai pu jouer sur de très belles scenes et ces moments resteront gravés en moi. Je continuerai à écrire et enregistrer de la musique dans le future même si l’ecriture a bien pris le pas dessus. Les deux sont d’ailleurs très complémentaires à mes yeux.


  • Vos plus grandes satisfactions musicales ?


Avoir pu enregistrer mes albums avec de grandes pointures du metal qui sont devenus des amis. Par exemple, Jimmy Hedlund (guitariste soliste du groupe Falconer) qui a composé et enregistré tous les solos de guitares sur mon dernier album en date : Midnight Driver : Dance of the Undead. Egalement Tristan Harders au chant du groupe allemand Terra Atlantica ainsi que Lean Van Ranna, exceptionnel chanteur Brésilien. Aussi les superbes invités qui ont accepté de me rejoindre sur le deuxième album de Season of Dreams : Heroes. Olivier Lapauze (Heavenly), Mikael Dahl (Crystal eyes), Emil Norberg (Persuader), Kristoffer Göbel (Falconer/ Six Foot Six).


Le fait également d’avoir pu sortir les deux albums de Season of Dreams sur un Label Allemand (Pride and Joy).


  • Que retenez-vous de l’aventure A Taste of Freedom ?


Je retiendrais la rencontre avec un guitariste/Youtuber de talent qu’est Néogeofanatic. J’ai composé l’album en trois mois et nous discutions des améliorations qu’il pouvait y apporter. Il s’est occupé d’écrire les paroles et mélodies de chant ainsi que des solos de guitares et de la basse. Le travail d’écriture à été très fluide et nous nous sommes parfaitement entendus. Le chant a été confié à mon comparse Brésilien : Lean Van Ranna avec qui j’avais débuté l’aventure Masterful qui correspondait exactement à ce que l’on recherchait.


  • Que vous a apporté ce projet ?


Il m’a appris à travailler avec des musiciens talentueux qui avaient de vraies choses à dire.


  • Quels enseignements avez-vous tirés de vos débuts ?


Que l’on ne peut pas se reposer sur ses lauriers et qu’il faut toujours travailler pour s’améliorer. Bien sûr c’est valable dans beaucoup de domaines et ça en devient une philosophie de vie.


  • Comment est né Season of Dreams ?


Néo ayant un emploi du temps de plus en plus chargé avec ses diverses vidéos, cours de guitares et participations à différents projets et groupes, Seasons of Dreams est né de mon envie de créer mon propre projet de power metal où je pourrais m’exprimer à tous les niveaux. Je me suis alors mis à composer plusieurs titres complets que je pourrais proposer à un chanteur. En premier lieu j’ai proposé le poste à Passi Humpi de Freternia, qui a immédiatement accepté après l’écoute du premier titre. Malheureusement avec l’enregistrement du nouvel album de Freternia, le temps lui manquait pour enregistrer le chant pour mon projet. Il m’a alors présenté Johannes Nyberg que je connaissais déjà de nom pour sa participation aux albums de Zonata. Puis son frère John, également ancien guitariste de Zonata, s’est joint à nous pour poser les solos de guitare.


  • Comment s’est construite votre collaboration avec Johannes Nyberg ?


Très facilement. Au fur et à mesure que je composais l’album My Shelter, je fournissais à Johannes un “kit” par morceau. Paroles, morceau avec ma vision des mélodies du chant (Je suis un piètre chanteur…), et le morceau en version Karaoké pour qu’il puisse enregistrer ses parties vocales, nouvelles idées et harmonies. Je lui laissais à chaque fois le champ libre pour pouvoir s’exprimer et apporter ses propres idées. Nous avons fait ainsi pour tout l’album. Nous sommes devenus très proches à force de travail et de discussion autour de la musique et de nos vies respectives.

  • Quels souvenirs gardez-vous de My Shelter ?


De superbes souvenirs fait de discussions entre passionnés et de composition d’une musique qui me tiens énormément à coeur : Le power metal.


  • Que représente Heroes dans votre parcours ?


Heroes est pour moi la suite logique de My Shelter avec des titres plus matures et une meilleure production. Je fais tout de A à Z et je me suis amélioré, je pense, entre l’enregistrement du premier et du deuxième album. C’est un album qui a été écrit durant la période Covid et son titre éponyme parle de l’implication du personnel soignant face à cette tragédie.


  • Comment choisissez-vous vos invités musicaux ?


Je choisis mes invités en fonction des besoins du morceau. Comme tout guitariste amateur que je suis, je suis un grand fan de guitaristes solistes et grâce à internet et aux réseaux sociaux, j’ai facilement pu approcher ceux que je souhaitais avoir sur mon album. C’est ainsi que je me suis lié d’amitié avec Jimmy Hedlund du groupe Falconer que j’admirais depuis des années ainsi qu’Olivier Lapauze, incroyable guitariste du groupe français Heavenly.


  • Quelle composition vous représente le mieux ?


Pour la période Season of Dreams je dirais : Mr Blacky car c’est un morceau que j’avais écris plus jeune et qui m’a suivi des années avant de pouvoir enfin le retravailler et l’inclure dans l’album. Un morceau très mélodique avec des paroles assez marrantes qui parlent d’un petit vieux qui déteste tout le monde et trouve toutes les excuses possible pour ne côtoyer personne.


  • Comment est né Midnight Driver ?


Cela faisait longtemps que j’avais cette idée en tête de mélanger des hymnes de Power metal avec de la musique des années 80. Des morceaux où la technique ne prenait pas le dessus, mais qui donnaient immédiatement envie de bouger la tête, avec des mélodies principales faciles à retenir dès la première écoute. J’ai attaqué la composition de l’album avec Tristan Harders (Terra Atlantica) en tant que chanteur principal puis mon ami Lean Van Ranna ( ATOF/Masterful) s’est joint à nous, en premier pour enregistrer des chœurs supplémentaires puis en tant que second chanteur principal pour varier les plaisirs et avoir une voix un peu plus agressive sur certains morceaux. J’ai souhaité donner plus de valeur à cette album et c’est assez naturellement que je me suis tourné vers Jimmy Hedlund pour la partie solo de guitares, qui a immédiatement accepté, puis, vers mon ami Fréderic Lay Hine pour donner plus de vie à mes parties de batterie qu’il s’est facilement approprié.


L’album de Midnight Driver contient le morceau « Cemetery Challenge » qui fait le lien avec l’univers de l’écriture horrifique en rendant hommage à un livre de Christelle Colpaert Soufflet (Mon amie et éditrice).


  • Comment différenciez-vous vos projets musicaux ?


Chaque projet correspond à une période de ma vie et reflète mes envies du moment. ATOF était une envie d’explorer le Heavy metal dans son côté traditionnel avec une légère touche de Power. Season of Dreams à basculé dans le pur Power Metal avec ses synthés et ses refrains sous forme d’hymnes alors qu’avec Midnight Driver je voulais ramener ce coté des années qui ont marqué ma jeunesse. Ces différents projets m’ont également permis de travailler avec des musiciens différents, tous talentueux, souvent bien plus que moi ^^.



  • Comment l’écriture est-elle entrée dans votre vie ?


J’ai toujours eu en moi cette envie d’écrire, de poser mes idées différemment que dans la musique. C’est à la suite de la rencontre avec Chris C.S., sur un salon du livre, que m’est venue l’idée d’écrire un morceau sur un de ses romans qui m’avait le plus marqué : Cemetery Challenge, avec son accord bien évidement. J’ai en parallèle démarré l’ecriture d’une idée qui me trottait en tête et, lorsque le morceau fut terminé, j’ai contacté Christelle pour lui offrir la primeur de la première écoute. Le morceau lui ayant plu, je me suis permis de lui proposer la lecture de ces quelques pages déja écrites. Sa réponse revint assez rapidement, je m’en rapelle parfaitement :


— Deux choses : D’une je veux la suite ! Et de deux je te propose une place dans ma ME si tu es intérréssé.


Apparement ces quelques pages avaient suffit à lui prouver que mon texte avait une quelconque valeur à ses yeux et croyez-moi, ça valait tout l’or du monde. Voilà comment est né La sentence du Diable et cet extraordiannaire voyage aux côtés de Chris.


Deux années plus tard (En octobre 2026), je met fin à la trilogie de la Sentence du Diable après avoir sorti deux livres coécrit avec Fréderic Livyns et un livre coécrit avec ma femme Djouly.


L’écriture fait maintenant partie intégrante de ma vie et je ne remercierai jamais assez Christelle pour m’avoir permis de réaliser ce rêve.


  • Quels liens existe-t-il entre écriture et composition ?


Le lien entre les deux est assez proche. Dans les deux cas c’est l’imaginaire qui est en première ligne. Chaque histoire ou musique démarre sur une page blanche avec un seul mot d’ordre, se faire plaisir. Il faut dans mon cas, pour les deux, laisser mon cerveau se mettre dans l’ambiance et comme si je ne contrôlais que très peu ce qui en sortait, je laisse la magie opérer.


Pour moi l’univers du metal et de l’horreur ont toujours été liés de près. Combien de fois j’ai pu lire dans des romans horrifiques que tel ou tel protagoniste écoutait un morceau d’un groupe de metal. Les deux sont là pour procurer des émotions qui peuvent être vraiment proches.


  • Vous avez travaillé en écriture à quatre mains avec Frédéric Livyns. Comment est née cette collaboration et qu’a-t-elle apporté à votre créativité ?


Cela faisait quelques années que je lisait ses livres avec grand intérêt. J’ai toujours adoré la façon dont il développait ses histoires et ses personnages. Et un jour, suite à un de ses posts sur un réseau social ou je lui avouait clairement mon envie de coécrire un livre avec lui, nous nous sommes contacté et ce fut le début d’une grande amitié. Fred cherchait depuis longtemps à collaborer avec un auteur aussi fou que lui mais plus sur la durée que juste pour un simple One Shot. Je crois que niveau folie, il a peut être trouvé son égo… quoi que je me demande encore lequel est le plus fou. Ne lui demandez pas, il vous dira moi sans hésiter…


Avec Fred il est très facile de travailler car nos idées sont complémentaires. C’est à se demander qui sortira l’idée la plus folle à chaque fois. Nous avons, pour le moment sorti deux livres : Chambre 6 et Crève pétasse et le troisième est en cours d’écriture.


Travailler avec Fred m’apporte énormément en tant que jeune auteur. Malgré mes quasi 47 ans cela ne fait que 3 ans que j’écris et pour moi c’est une chance énorme de pouvoir coécrire avec lui. Il m’apporte son expérience en tout point et m’aide à m’améliorer sans cesse. Croyez-moi, vous n’êtes pas aux bouts de vos surprises avec nos livres…


  • Quels sont vos projets musicaux et littéraires à venir ?


Comme cité plus haut, je sortirais le troisième et dernier volet de la Sentence du Diable en exclusivité pour le Frissons Festival de Reims du mois d’Octobre puis suivra début d’année prochaine mon deuxième roman coécrit avec ma femme bien plus axé horreur que le premier ( L’ordre) suivi par notre troisième roman signé Livyns/Volz. La suite est déjà dans ma tête mais pour le moment je garde cela secret… Le seul indice c’est qu’il fera réellement le lien entre mes deux passions : L’écriture et le metal.


En ce qui concerne la musique, je n’ai pour le moment pas vraiment d’album en création mais des idées que j’enregistre parfois et que je garde de côté pour la suite.


  • Question bonus : Quels sont les trois albums et les trois livres qui résument le mieux votre univers artistique ?


C’est assez compliqué de contenir tout ça dans 3 livres/ Albums mais pour ne citer qu’eux je dirais :


Rituel de chair de Graham Masterton

Cemetery Challenge de Chris C.S.

Dracula de Bram Stoker


Keeper of the seven keys Part II de Helloween

Triumph of Steel de Manowar

Coma of Souls de Kreator.


Merci beaucoup pour cet interview !


René Manzor "L'ombre des innocents"s



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page