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INTERVIEW : Alexis Laipsker

  • Metal'Art Culture
  • 30 sept. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 oct. 2025



Alexis Laipsker est un auteur, présentateur et expert du poker qui s'est imposé comme une figure incontournable du poker en France. Il a contribué à la popularisation du jeu à travers ses fonctions de directeur de communication de PokerStars et en animant des émissions télévisées dédiées. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages techniques sur le poker et depuis quelques années, s'est tourné vers l'écriture de thrillers et romans policiers, où il explore des intrigues sombres et captivantes.

Après le succès de ses premiers romans dont l’adaptation sur les écrans du « Mangeur d'âmes », il revient avec “A couper le souffle”, une enquête haletante et hyper addictive.


Tous droits réservés :
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  • « Ce qui préserve le présent de la plupart des hommes, c'est un oubli du passé » (Adrienne Choquette, La Coupe Vide). Que pensez vous de cette citation ? Faut-il oublier son passé pour pouvoir mieux continuer à vivre ou êtes-vous plutôt de ceux qui pensent comme Primo Levi et disent «  Oublier son passé, c'est se condamner à le revivre » ?

Je crois qu’on se construit sur ce qu’on a vécu. Nos échecs, nos réussites, nos joies, nos déceptions, tout cela nous forge. C’est fort de mon passé que je vis mon présent. Je n’ai ni vertige ni nostalgie à regarder en arrière. Mais seul le futur m’intéresse.


  • Après tant d'années dans le milieu du poker, pourquoi vous être soudain lancé dans l'écriture ? L'envie d'un nouveau défi. Un ancien rêve que vous vouliez accomplir ?


J’ai toujours beaucoup lu. Et comme je suis quelqu’un de curie

ux, de touche à tout et de très actif (dans le sens contraire de passif), je me suis dit : “Un jour, j'essaierai d’écrire”. Un jour, j’ai essayé.


  • Un question banale mais dont la réponse peut étonner les lecteurs : D'où vous vient l'inspiration pour créer des intrigues aussi sombre et cruelle ? Vos romans sont-ils une façon pour vous d'explorer les recoins les plus noirs de l'âme humaine, un moyen de coucher sur papier une histoire que vous auriez voulu lire ou voir sur écran ?


Effectivement, je dis souvent que j’écris les livres que j'aimerais lire. Après, sur le côté psychologique, je crois qu’on n’en fait un peu trop : je n’ai aucune ambition d’explorer l’âme ou quoi que ce soit. Il y a des psy et des prêtres pour ça. Je veux juste que les gens passent un très bon moment. C’est déjà extrêmement ambitieux.


  • Quels auteurs ou œuvres littéraires ont le plus marqués votre écriture et influencés votre style ?


Effectivement, je dis souvent que j’écris les livres que j'aimerais lire. Après, sur le côté psychologique, je crois qu’on n’en fait un peu trop : je n’ai aucune ambition d’explorer l’âme ou quoi que ce soit. Il y a des psy et des prêtres pour ça. Je veux juste que les gens passent un très bon moment. C’est déjà extrêmement ambitieux.


  • Quels défis avez-vous rencontrés en écrivant « Le Mangeur d'âmes » et comment avez-vous surmonté cet obstacle ?


Effectivement, je dis souvent que j’écris les livres que j'aimerais lire. Après, sur le côté psychologique, je crois qu’on n’en fait un peu trop : je n’ai aucune ambition d’explorer l’âme ou quoi que ce soit. Il y a des psy et des prêtres pour ça. Je veux juste que les gens passent un très bon moment. C’est déjà extrêmement ambitieux.

  • La psychologie de vos personnages est souvent complexe et détaillée. Comment construisez vous vos personnages et quelles recherches effectuez vous pour les rendre réalistes ? Si ma question est trop générale, sur quelle base s'est construit le commissaire Venturi ?


A mes débuts, je considérais - à tort - que les personnages étaient secondaires, qu’ils étaient au service de l’histoire. J’ai ensuite compris qu’il y avait un réel attachement à eux. Donc, je me sui mis à les construire plus soigneusement.

Avec Venturi, j’ai voulu casser un cliché en jouant avec la complicité du lecteur. Au début, c’est le Cow-boy, un flic autoritaire, râleur, pressé, jamais content. On a déjà vu ça cent fois et j’en joue beaucoup. Sauf que, derrière l’habit, il y a un personnage très attachant qui cache avec pudeur de vraies failles. Il en devient terriblement humain.


  • Avez-vous des projets d'écriture en cours ? Pourriez vous nous en donner un aperçu ?


“A couper le souffle” est un thriller très nerveux, sous adrénaline, incroyablement addictif. Il est tellement rythmé que le lecteur aura le sentiment d’être en apnée.


  • « Le Mangeur d'âmes » a été adapté au cinéma. Comment vivez vous cet événement, quelle a été votre implication dans le projet ? Le choix des acteurs vous a-t-il réjoui et que pensez-vous du résultat final ?


Non, l’histoire a été achetée et je n’en suis plus propriétaire. A partir de cet instant, un producteur, deux scénaristes et deux réalisateurs se sont approprié l’histoire. A partir de là, je n’ai plus trop d’occasion d’intervenir. Mais, j’ai aimé le film et je le soutiens sans me forcer.


  • Avez-vous du modifier des éléments de votre roman pour l'adapter sur écran ?


Non, le roman ne bouge pas. C’est le scénario qui s’adapte.


  • Y a-t-il un thème ou un sujet que vous aimeriez explorer dans vos futurs romans ?


J’aimerai faire un roman sur l’univers du jeu.


  • Quel conseils donneriez vous aux écrivains en herbe qui souhaiteraient se lancer dans le thriller ?


De faire cela par passion. Sans ambition particulière, car c’est très dur. Il doivent écrire chaque ligne en ayant le sourire, l’envie, l’enthousiasme. Ce plaisir là, il est acquit, personne ne pourra leur retirer.


  • Que diriez vous à vos lecteurs avant de tourner la page de cette interview ? 


“Bon, vous venez ?”


René Manzor "L'ombre des innocents"s



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