INTERVIEW : Mathieu Bertand
- Metal'Art Culture
- 17 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2025

Qu'est-ce qui vous a inspiré à écrire "Le manuscrit des damnés" et "Les émeraudes de Satan" ?
L’écriture de ces romans m’a clairement été inspirée par des lectures d’auteurs comme Dan Brown ou Umberto Eco ainsi que par mon attirance pour l’Histoire.
Pouvez-vous nous parler de votre processus de recherche pour vos romans historiques ?
Mes recherches partent en premier lieu d’une idée d’intrigue. À partir de là, je fais des recherches historiques liées à la période visée et j’effectue des visites sur sites tels que des châteaux, des édifices, souvent religieux, ou encore des forêts ou des villages. Mes recherches me poussent aussi vers de la littérature peu connue du grand public. Pour le manuscrit des damnés, j’ai dû lire plusieurs ouvrages comme La croisade contre le Graal et la cour de Lucifer d’Otto Rahn ou Les sept Sceaux des élus Coëns de Serge Caillet. Pour « Les Sentinelles », j’ai dû me plonger dans d’autres lectures telles que La fraternité des polaires de Richard Raczynski. Il est d’ailleurs intéressant pour les lecteurs de savoir que les élus Coëns ou la fraternité des polaires, deux groupuscules que l’on découvre dans mes romans, ont réellement existé.
Comment avez-vous intégré les éléments fantastiques dans vos récits tout en conservant une base historique solide ?
Les éléments fantastiques s’intègrent en réalité assez facilement car entre le fantastique, l’historique et l’ésotérique, la frontière est souvent bien fine…
Quels sont les défis que vous avez rencontrés en écrivant sur la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes ?
L’écriture relative à la franc-maçonnerie n’est pas un défi pour moi car j’aime communiquer sur le sujet. Concernant les sociétés secrètes, c’est un autre sujet car celles que j’invente reposent souvent sur des sectes ayant existé. Cela demande donc énormément de recherches.
Avez-vous des rituels ou des habitudes spécifiques lorsque vous écrivez ?
Je pense que tous les auteurs ont tous des rituels bien à eux. Pour moi, c’est de l’écriture de 5h30 à 7h00 du matin ou dans des bars bondés de monde en pleine journée. Je me limite à 1h ou 1h30 maximum d’écriture car si j’écris plus de deux heures, je sens la qualité de mon écriture se dégrader par manque de concentration.
Quel est votre endroit préféré pour écrire et pourquoi ?
Le salon, seul et en silence, assis sur le canapé, et les jambes étendues sur un coussin posé sur la table du salon avec un café brûlant. Le top !
Comment gérez-vous les périodes de blocage créatif ?
Sincèrement, je ne crois pas au blocage. Si on bloque, c’est qu’on n’a rien à dire ni à écrire et dans ce cas-là, il vaut mieux s’abstenir plutôt que se forcer.

Quels auteurs ou livres vous ont le plus influencé dans votre carrière d'écrivain ?
Le Nom de la Rose d’Umberto Eco et le Da Vinci Code de Dan Brown
Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel avant de devenir écrivain ?
Des études supérieures en Ressources Humaines puis une carrière de fonctionnaire en grande partie au ministère de la Justice
Quels sont vos projets futurs ? Avez-vous déjà des idées pour votre prochain roman ?
Mon projet actuel est un nouveau roman qui met en scène un service de police spécialisé en Cold Case. Je suis actuellement en période de corrections pour une sortie envisagée fin 2026.
Comment réagissez-vous aux critiques, qu'elles soient positives ou négatives ?
Bien évidemment, on est très content des critiques positives. Concernant les critiques négatives, elles ne me gênent pas à partir du moment où elles sont constructives. Je comprends totalement qu’un livre ne plaise pas ou qu’une écriture ne corresponde pas à ce que peut attendre un lecteur. La seule chose qui me dérange est la méchanceté gratuite.
Quelle est la partie de l'écriture que vous trouvez la plus gratifiante ?
La création des personnages et les recherches, notamment historiques.
Comment équilibrez vous la rigueur historique avec la liberté créative dans vos romans ?
C’est très difficile car je ne veux pas que les lecteurs confondent romans et traités historiques. Je comprends parfaitement que les lecteurs ne veulent pas que l’on prenne trop nos aises avec des faits historiques. Il faut donc arriver à faire la part des choses entre écrire une histoire et écrire l’Histoire.
Avez-vous des conseils pour les écrivains en herbe qui souhaitent se lancer dans l'écriture de romans historiques ?
N’écrivez que si vous êtes passionnés par le domaine et prêts à faire des recherches et des visites sur sites. Les recherches faites uniquement par Internet (même si ce dernier reste un allié précieux) ne peuvent pas traduire l’impression que l’on a en voyant réellement certains châteaux ou en visitant des forêts « vraiment flippantes ».
Par ailleurs, pour les auteurs débutants, il est très difficile de trouver une maison d’édition. Prenez votre mal en patience et n’allez pas vous faire escroquer par des pseudos éditeurs qui ne sont rien d’autres que des voleurs. Jamais un auteur n’a à payer pour se faire éditer !
Quelle est la question que vous aimeriez qu'on vous pose, mais qu'on ne vous a jamais posée ?
« Vous n’avez aucune formation littéraire à la base. Est-ce que l’on peut écrire sans avoir jamais été formé à l’exercice ? »
L'occasion est là pour la poser. Vous n’avez aucune formation littéraire à la base. Est-ce que l’on peut écrire sans avoir jamais été formé à l’exercice ?
C'est vrai que curieusement, on ne me l'a jamais posée. Et pour répondre: "Oui, on peut écrire sans avoir aucune formation littéraire. Je ne suis d'ailleurs pas certain que ce soit un avantage car je suppose que cela nous enferme dans un carcan relatif aux impératifs que nous imposent nos études littéraires. Il suffit de voir actuellement quels sont les auteurs les plus en vue chez les écrivains de polars: un ancien flic, un ancien douanier, un ancien journaliste ou encore un ancien ingénieur en nouvelles technologies."




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