INTERVIEW (Archives): Violaine de Charnage
- Pirard Marvin
- il y a 2 jours
- 12 min de lecture
Violaine De Charnage est une auteure strasbourgeoise, nouvelliste et romancière, qui préfère se qualifier d’Ecrivenimeuse.

Qui est Violaine De Charnage ?
La question qui tue XD !
Violaine de Charnage est née une nuit de décembre 2021, et probablement le fruit d’une petite sauterie (orgie, alcool et LSD) entre Paul Verhoeven, Julia Ducournau, Rob Zombie et John Carpenter. Le décor est posé : ma filiation est moins du côté des grands et moins grands de la littérature, que des influences cinématographiques auxquelles je pourrais ajouter Robert Rodriguez.
Violaine de Charnage, c’est une littérature de mauvais genre qui se réclame donc du cinéma de genre : un cocktail de violence, de sexe, du body horror, du trash, du sale, une bande-son à fond… Mais aussi souvent une critique sociale, économique et politique, acide ou teintée d’ambiguïté.
Et oui, si doute il y a, j’écris sous pseudonyme, parce que je ne voulais (pouvais ?) pas écrire du gore, des déviances… avec un prénom qui inspire la douceur et le nom de famille de monsieur et madame Tout-le-Monde. Madame Nicole Michou (ce n’est pas mon nom, je précise ;)) qui signe Le (Fetish) Chat botté (Vilainologie II), ça ne le fait pas ! Et quitte à choisir un pseudonyme, autant y aller franchement.
Violaine : en référence aux Morsures de l’aube (Antoine de Caunes, 2001), pas par amour du film, mais parce que dans Violaine il y a « viol » et « haine ». Et si en plus c’est une vampire gothique et nympho. qui le dit…
Et Charnage (dont le début se prononce « ch », pas « k ») évoque le carnage (le fonds de commerce de tout écrivain d’horreur qui se respecte). Mais l’origine de ce nom est à chercher dans la vieille noblesse française, et dans la religion catholique. Charnage vient du bas latin carnaticum (fin de la pause culture) et plus simplement du latin caro, carnis, chair. Pendant le charnage, l’Église catholique permet de manger de la… chair. En opposition à la période du carême, beaucoup plus connue.
Et comme l’auteure que je suis se plaît à torturer la chair et les chairs, à les soumettre à tous supplices… « Violaine De Charnage » — choisi pour le fun les premières semaines — est resté. Et ce qui est plutôt cocasse, c’est de signer, quelques mois plus tard le 10e de la collection Karnage chez Zone 52 Éditions : Screaming Boys !
Quel est votre parcours ?
Deuxième question qui tue XD
Prenez le storytelling classique de tout écrivain qui se respecte : la vocation de jeunesse, les premiers textes adolescents, l’amour du bon mot, de la belle tournure… Vous prenez donc ce storytelling et vous jetez tout à la poubelle me concernant. Je suis la preuve vivante qu’on peut passer près de vingt ans à faire un métier aux antipodes de celui d’auteur et se mettre à écrire du jour au lendemain.
Mes premiers textes (non publiés) ne sont pas terribles, et mes textes actuels sont parfois bien. Je pense à F*** me I’m a mouche (Vilainologie III), pour laquelle j’ai un amour particulier. Parfois passables, mais j’y travaille. Je crois qu’en matière d’écriture ce n’est pas l’École des fans (désolée pour celles et ceux qui n’ont pas la référence), et il n’y a pas de recette. Commencer à écrire tôt est probablement un atout pour progresser sur la durée, mais l’écriture est aussi affaire de travail, de volonté, d’acharnement, de culture, de vécu, de digestion de nos expériences humaines.
Bien sûr, j’ai beaucoup lu, regardé beaucoup de films, je suis curieuse de manière générale, et j’essaie d’avoir l’esprit ouvert. Nul doute que ça aide.
Vous vous êtes spécialisée dans l’écriture Pulp (ou littérature de gare des années 50), horreur, gore voire par moment pornographique. Pourquoi être partie dans des thèmes aussi extrêmes ?
J’ai envie de répondre par provocation : pourquoi pas ?
Parce que cela ne va pas dans le sens de notre époque où il faudrait ne pas choquer, se soucier de la sensibilité de tous ?
Parce que je suis une femme et une mère et qu’une femme et une mère devrait se montrer douce et aimante ?
Parce qu’il y a assez de violence dans le monde et qu’on ne devrait pas en rajouter ?
Sérieusement. Je crois que pour faire quelque chose bien, avec passion et sincérité, il faut suivre ce qu’on aime, et ne pas chercher à aller contre au prétexte de plaire.
Lorsque j’ai commencé à écrire (au printemps 2021), j’avais l’ambition de me faire éditer par une grande maison d’édition classique (je ne parle pas d’imaginaire). Depuis toujours, pour moi, l’écrivain était un intellectuel, qui écrit avec son Montblanc, dans son bureau d’acajou, entouré de livres de la Pléiade… Je pousse à peine la caricature.
Et j’ai vite compris que ce n’était pas moi et que cela ne serait jamais moi. J’avais envie de m’amuser, d’oublier la recherche de perfection dans laquelle je m’étais enfermée si longtemps et qui m’empêchait de passer à l’acte, je voulais me salir les mains métaphoriquement. Et le fait est, à force d’écrire et de lâcher prise, que je penchais davantage du côté du Pulp et de la série B littéraire (« comme par hasard » mes appétits cinématographiques !) que de la littérature blanche.
L’auteure avec des goûts extrêmes que j’étais ne pouvait pas faire dans la demi-mesure. Écrire dans les registres de la provocation, la transgression, exposer ce qui n’est pas dans la norme… s’acoquine parfaitement avec les genres de l’horreur et du fantastique, de la SF, du gore, du porno-gore (je n’écris pas de la pornographie seule, cela ne m’intéresse pas). Il y a du Contes de la crypte, du Elvifrance, du Gore Fleuve Noir… dans ma littérature.
Dans ce genre d’imaginaire sale que j’explore, j’ai une liberté absolue. Je peux créer la vie, torturer, donner la mort, dynamiter des organisations, régler mes comptes… Nécrophilie, fétichisme, scatophilie, body horror, folie… pas grand-chose ne me freine.
Je n’aurais pas spontanément choisi ce qualificatif, mais plusieurs lecteurs ont relevé une touche punk dans mes textes. Serrer les fesses, faire attention à ce qu’on fait, à ce qu’on dit, à ce qu’en penseront les autres… c’est épuisant. Je crois que c’est ce que le lectorat de cette littérature Pulp, trash, déviante, recherche depuis toujours : une soupape de sécurité, et la même recherche esthétique et émotionnelle que moi. L’extrême est cathartique. Et je suis convaincue que les amateurs d’horreur sont plus sains d’esprit que la moyenne de la population. Justement parce qu’ils s’autorisent cette décompression, et parce que l’horreur en général est un genre qui, par sa nature transgressive, permet d’adresser frontalement des sujets de société et d’angoisse. Pour n’en citer que trois qui me tiennent à cœur : l’effondrement, la Justice, la violence ordinaire.

Votre dernière sortie « Les Contes venimeux » datant du 27 novembre 2022 m’a fait penser à la série canadienne des contes interdits. Celle-ci vous a-t-elle inspirée pour votre écriture et le choix du thème ? Si l’occasion se présentait, seriez-vous tentée de participer à cette aventure ?
Les Contes Interdits ne m’ont pas inspiré, c’est une certitude. Donné le déclic, peut-être, parce que cette série fonctionne bien et a une bonne visibilité sur les réseaux sociaux. Mais la comparaison s’arrête là.
Je pratique la revisite depuis ma première nouvelle, Sang pour sang triangle amoureux (Vilainologie I), dans laquelle je convoque des figures mythiques de la pop culture. Dans ma troisième nouvelle, Minuit moins dentiste (Vilainologie I), c’est la figure du leprechaun qui fait son apparition, avec un clin d’œil à deux séries de films d’horreur.
Alors les personnages de contes, ce ne sont que des têtes accrochées sur mon mur parmi les autres, et réunis dans mes Contes Venimeux. Ma Blanche-Neige et les zombies conserve le décor historique original du conte, et j’y injecte une épidémie zombie et un récit très sombre d’inceste. La petite fille au cocktail Molotov est un drame familial sur fond de pyromanie.
Les revisites de contes, de films, les clins d’œil à la pop culture, ce n’est pas une fin en soi, c’est un prétexte pour raconter mes histoires et aborder les thèmes qui me sont chers. Ces textes portent avant tout mon ADN d’auteure.
Et oui, bien sûr, si l’éditeur des Contes Interdits me faisait une proposition de collaboration, je l’examinerais avec attention, comme celles d’autres éditeurs.
« Screaming Boys » recèle d’une très agréable playlist composée majoritairement de metal et de divers morceaux d’autres horizons tel que du Nancy Sinatra. Comment choisissez-vous les titres ? Est-ce au feeling ? Quelles sont par la même occasion vos préférences musicales ?
Dans Screaming Boys la playlist joue un rôle double : elle est proposée en complément de la lecture (sur Deezer, avec ou sans compte), et elle la rythme aussi. À chacun des 28 chapitres du roman son titre, comme une note d’intention, d’ambiance. L’idée d’utiliser la musique pour le chapitrage m’est venue en cours d’écriture. Dans ce slasher, le décor (une île quasi déserte) et les conditions météo sont quasiment un personnage, leur évolution accompagne l’évolution dramatique.
Les titres de cette playlist ne sont pas mes préférés « de tous les temps », mais ils « collent » au texte, et ce sont des morceaux nostalgie ou que j’apprécie tout simplement.
De manière plus générale, je crée une playlist pour chacun de mes textes. Dans tous mes livres, il y a un QR code à scanner pour la retrouver (ou tapez « Vilainologie », « Contes Venimeux »… dans les playlists publiques sur Deezer).
La musique participe de la mise en condition du lecteur. L’ambiance est importante. Lire un roman d’épouvante gothique sur la plage en plein soleil n’est pas même expérience que par une nuit d’orage dans une maison reculée.
Il y a toujours une part de feeling pendant la phase de réflexion et d’écriture, des morceaux qui me viennent spontanément. Et parfois, je furète… si le texte se passe à une époque précise, je vais chercher des titres auxquels je n’avais pas pensé, au prix de belles découvertes. C’est le cas avec Camping purgatoire (Vilainologie III), un road trip mortel dans les USA des 70 s : et je tombe sur Tentation, Ringo. Je peux chercher des titres en rapport avec la pyromanie : Napalm in the morning, Sodom, pour La petite fille au cocktail Molotov. Utiliser des morceaux directement pour une scène : Monetary Gain, Brutal Truth dans Séminaire de désintégration (Vilainologie III).
Une musique, un album peut nourrir mon inspiration. Je l’utilise aussi pendant mes corrections. C’est comme une remise en condition mentale. En écoutant la playlist, je me replonge dans le texte, mon intention, mon humeur en l’écrivant.
Pour en revenir à Screaming Boys, la playlist est éclectique, comme toutes mes playlists et mes goûts de manière générale. Je n’aime rien tant que les grands écarts culturels. D’où la cohabitation un peu dingue d’Ultra Vomit (I like to vomit), de Stéphanie de Monaco (Ouragan), Nancy Sinatra (Bang Bang), Powerwolf (Dead boys don’t cry)…
Je ne me considère pas comme ayant une culture musicale. C’est du feeling et de la curiosité. J’écoute à peu près de tout sauf de la dance et une certaine variété française type Céline Dion, Lara Fabien, Garou.... Faut-il que je continue ? Mais j’écoute du Johnny, Gainsbourg…
Pour en venir au sujet qui nous intéresse particulièrement :), le metal, j’en ai écouté très longtemps distraitement, sans me poser de questions. Depuis que j’écris, c’est le style musical majeur qui m’accompagne, au point que mon dernier texte (une novella en cours d’écriture pour un éditeur, qui paraîtra, je l’espère, fin 2023) aura une playlist 100 % metal, avec déjà Behemoth, Ghost, Satyricon, Oomph !, Marduk…
Je me pose davantage de questions aujourd’hui : j’aime savoir ce que j’écoute, découvrir de nouveaux groupes…
Je sens une proximité entre ma littérature et le metal (en général) : il y a ce même truc de puissance, de l’émotion, de la rage parfois.
Mais autant les playlists de mes livres peuvent être variées, autant l’acte d’écrire me réclame des albums ou groupes précis. Pour l’anecdote, parce que je la trouve drôle, je suis l’« écouteuse » numéro 1 de Thyrfing sur Deezer France en 2022 !
Beaucoup de vos sorties sont des nouvelles ou des recueils de nouvelles telles que les trois Vilainologies ou justement les Contes Venimeux. Pourquoi privilégier ce genre de format ?
Oui, j’ai écrit majoritairement des nouvelles (dans les Vilainologies I, II et III, les Contes Venimeux et les Asphyxies érotiques & horrifiques), et un roman court, Screaming Boys.
Mais en réalité j’ai écrit deux autres romans en 2021, qui sont très bien dans un tiroir. J’ai écouté ce que l’on me disait : que les nouvelles sont peu prisées des éditeurs (une triste réalité alors qu’à une époque ce format était majeur, et a révélé de grands noms de la littérature d’horreur), que les lecteurs en veulent pour leur argent, que certains achètent au kilo…
Après ces deux premiers romans donc, j’en avais assez des projets « longs », et surtout j’avais envie de me faire lire. Amazon me donnait cette possibilité. En quelques jours, j’écrivais et publiais ma première nouvelle en numérique, Sang pour sang triangle amoureux, et j’avais mis le doigt dans l’addiction de terminer et proposer un texte rapidement.
Un roman, vous devez le porter pendant des mois, vous avez le temps de le vomir dix fois, c’est un marathon. La nouvelle est un format dans lequel je me sens particulièrement à l’aise. Je peux changer de thème, décor, protagoniste… aussi souvent que je le désire. C’est un exercice intense, mais court, nerveux. Pas de psychologie à outrance, pas de descriptions à rallonge… vous foncez dans le tas, et c’est ce que j’aime. Je ne suis pas quelqu’un qui fait dans la dentelle.

Vous avez révélé dans un interview avoir commencé à écrire sur le tard (2021). Vous avez depuis lors écrit de nombreuses nouvelles et de nombreux livres. D’où vous vient une telle inspiration ? Vous semblez déborder d’idées et ne pas pouvoir vous arrêter. Est-ce une accumulation au cours des années qui avait besoin de sortir ?
Absolument. J’ai un énorme besoin de rattraper le temps perdu, ces dizaines d’années ( !) pendant lesquelles je n’ai pas écrit, et de cracher tout ce que j’ai à cracher. Et sorti de cette approche émotionnelle, je désire transformer l’essai, faire de l’écriture mon métier principal, voire ma seule activité. J’adore mon mode de vie d’auteure. Cela réclame beaucoup de discipline, de travail, mais vous avez la liberté et la créativité.
Et puis, des nouvelles, des romans, même si vous n’avez pas signé un best-seller, c’est quelque chose qui reste derrière soi. Il y a l’objet, mais surtout l’empreinte chez les lecteurs. Pour moi, la réussite, c’est ça : rentrer son
texte dans la tête de quelqu’un pour très longtemps. Lui laisser un souvenir amusant, l’avoir mis mal à l’aise, lui avoir donné à réfléchir…
On peut me considérer comme prolifique, mais je connais des auteurs qui le sont beaucoup plus. C’est peut-être l’expérience. Je manque toujours de temps. J’ai les idées. Le trou d’aiguille, c’est le temps physique et le temps intellectuel. Pour moi, écrire, ce n’est pas m’asseoir devant mon ordinateur et taper des mots au kilomètre, bénie par l’inspiration. C’est un exercice mental, une maturation des jours, des semaines avant de poser les mots. Mon cerveau a besoin de faire tourner les idées en toile de fond, de mûrir le truc. Si j’essaie d’écrire avant que ce soit prêt, c’est le mur, je fais de la merde. Et ce temps de gestation ne se force pas. Au contraire, il demande de l’espace, de l’air, du repos.
Mon planning de projets littéraires 2023 est rempli. Maintenant, la question, c’est de savoir si ma cervelle va me permettre de le tenir…
Vous participez à quelques événements cette année. Principalement à Strasbourg (Salon du livre, Tattoo Convention, Japan Addict Z) mais également à Paris, Mulhouse ou Valentigney. Peut-on espérer vous voir dans le Nord ou en Belgique (peut-être la convention tattoo de Mons) ?
Le premier événement auquel j’ai participé, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) est très récent : septembre 2022.
J’ai rapidement compris l’année dernière que la présence sur des salons et festivals était stratégique pour un auteur autoédité (ou édité ET autoédité dans mon cas), pour retrouver des lecteurs (le moment génial où quelqu’un que vous ne connaissez pas vient vous saluer et vous annonce qu’il vous a déjà lu et a aimé…), se faire connaître de nouveaux lecteurs et faire des ventes.
Je fais peu de salons littéraires, parce qu’il y en a malheureusement peu en Alsace, et encore moins d’événements accueillants pour la littérature de genre ET l’autoédition ! J’ouvre donc mes chakras à d’autres événements où je sens avoir ma place : le Festival Bloody Week-end à Valentigney du 19 au 21/05, les Imaginales à Épinal du 25 au 28/05, Japan Addict à Strasbourg les 03 et 04/06 et Geek Unchained à Mulhouse les 17 et 18/06. Mon planning du second semestre est vide pour l’instant.
Et avant cela, je serai présente sur un événement complètement alternatif : la Strasbourg Tattoo Convention les 29 et 30 avril. L’avenir me dira si littérature sale d’une auteure tatouée et amateurs d’encre indélébile font bon ménage…
Concernant la Belgique, j’aimerais !! J’aimerais beaucoup ! Mais dans l’immédiat, logistiquement, c’est compliqué. J’ai maintenant de nombreux titres à proposer et un sac de voyage dans un train, ce n’est plus gérable. Et je déteste conduire autant de kilomètres…
Auriez-vous un rêve ou un objectif professionnel ou personnel que vous souhaiteriez atteindre avec vos écrits ? Quel est votre sentiment après avoir sorti un livre ?
J’ai évoqué mon objectif financier. Pour être crue — j’ai déjà employé ces termes dans une autre interview — je n’écris pas pour faire du fric, mais j’aime tellement écrire que la seule voie pour ne faire que ça, c’est d’en dégager un revenu.
Professionnellement, je revendique mon activité autoédité, et je revendique mon désir d’être publiée dans des maisons d’édition qui me font envie. Pour moi, ce n’est pas incompatible. C’est le meilleur des deux mondes : d’une part la reconnaissance du milieu, et d’autre part la liberté absolue de l’autoédition.
Sur le plan personnel, mon plaisir se mesure à celui ressenti par les lecteurs et le nombre de livres qui s’alignent dans ma bibliothèque.
Et, avant tout ça, et plus fort que tout : la création, ce plaisir pénible de l’écriture. Et la sensation de délivrance une fois arrivée au bout d’un projet, la fierté, ce sentiment profond.
Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview. Souhaiteriez-vous laisser un mot pour la fin ? Tous mes textes sont disponibles via mon site Internet www.violainedecharnage.com, ou par MP sur mes réseaux sociaux.
Un grand merci à Metal’Art pour m’avoir reçue dans ces pages. C’était un honneur et un plaisir !
Et j’en profite pour remercier encore Darknach (Insta @darknach_) à la photographie, et Lucia (Insta @mak_euptry) au make-up, pour notre collab. photo qui illustre ces pages.




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