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CHRONIQUE: Les vacances d'un serial killer

  • Metal'Art Culture
  • 16 févr.
  • 2 min de lecture


Auteur: Nadine Monfils

Roman: Les vacances d'un serial killer (Tome 1/6 de la série Mémé Cornemuse)

Nombres de pages: 240

Editions: Belfond

Date de sortie: 01/02/2011



Synopsis:


Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane.

Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s'enfuit. Furieux, Alfonse s'arrête dans un snack pour s'enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s'amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l'arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l'écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer... Une comédie décapante, teintée d'humour noir et d'un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.


Chronique:


Avec Les vacances d’un serial killer, Nadine Monfils nous emmène dans une histoire qui sent la frite, la bière et le sable de la côte belge… mais avec un petit goût de macabre, non peut-être ! L’humour bruxellois est bien là, bien gras comme une mitraillette sauce andalouse : dialogues qui claquent, situations complètement « à la zwanze » (type d'humour gouailleur proche de l’autodérision, associé à Bruxelles), et personnages aussi barrés qu’un tram en grève.

On retrouve le côté Dikkenek, avec ses répliques qui font dire « ça, c’est bien de chez nous », et une famille de « vrais barakis » qui ferait passer les Tuches pour des aristos. Entre une caravane qui sent la merguez, des rêves de grandeur « à la belge » et des embrouilles dignes d’un café du coin, Monfils rajoute une pincée de meurtre pour épicer le tout.

Résultat ? Un polar qui se déguste comme une gaufre chaude : croustillant, sucré, et avec une bonne dose de « ça va, hein ! ».

Et il faut le dire : la culture belge manque parfois cruellement dans la littérature contemporaine. Nadine Monfils, elle, ramène cette belgitude au goût du jour avec un style qui assume ses racines, ses expressions et son humour typique. Un roman qui tue… de rire, mais pas que.

A lire les jours de drache et partager sans modération car ne pas le faire serait une carabistouille.




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