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CHRONIQUE: Les Sanguinaires, Tome 1 : Le Masque de la Bête

  • Pirard Marvin
  • 9 mars
  • 2 min de lecture



Auteur: Sean McFarrel / Jean-Luc Bizien

Roman: Les Sanguinaires, Tome 1 : Le masque de la bête

Nombres de pages: 281

Editions: Vauvenargues

Date de sortie: 28/01/2009



Synopsis:


Parce qu'il a fui au combat, abandonnant Jehan de Kermarec, son maître, Thibault s'est condamné - il ne sera jamais chevalier. Pris de remords, il est revenu sur ses pas et a trouvé la dépouille du guerrier. Cédant à une impulsion, il a endossé l'armure du défunt et usurpé son identité dans l'espoir de monnayer ses services et de mener l'existence des soldats de fortune. Las, il a croisé la route de brigands qui, sous les masques souriants de bateleurs, l'ont percé à jour. Le jeune homme devient le faire-valoir et le parfait alibi de ces malandrins, qui s'introduisent dans les villages et les châteaux pour en visiter les coffres.


Chronique:


"Les Sanguinaires" de Sean McFarrel (alias Jean-Luc Bizien) est un roman qui sent bon la terre humide, le sang tiède et les illusions perdues. Dès les premières pages, on comprend que personne ne sortira indemne de cette histoire — pas même le lecteur, qui risque de perdre un peu de foi en l’humanité… et beaucoup de sommeil.


L’univers, sombre à souhait, évoque un Moyen Âge où l’on meurt plus souvent de bêtise que d’épée, et où les monstres ne sont pas toujours ceux qui grognent dans les bois. C’est un monde où l’on prie beaucoup, mais où Dieu semble avoir mis son répondeur sur "absent pour l’éternité". Bref, un cadre parfait pour une aventure aussi haletante que désespérément humaine.


Le héros, Thibault, est un jeune écuyer qui, après une erreur tragique, décide de se faire passer pour un autre. Une idée brillante, si l’on considère que l’usurpation d’identité est rarement un tremplin vers la paix intérieure. Mais bon, dans un monde où l’on finit souvent pendu pour avoir volé un pain, autant viser plus haut et mourir pour de faux.


L’intrigue, centrée sur une créature qui décime les habitants d’une cité isolée, est menée avec une tension croissante. L’auteur joue avec nos nerfs comme un bourreau avec ses instruments : lentement, méthodiquement, avec un plaisir à peine dissimulé. Chaque chapitre est une marche de plus vers l’abîme, et on y va avec le sourire — un sourire un peu crispé, certes, mais sincère.


Les personnages sont profonds, l’univers est prenant, et l’ambiance est délicieusement sinistre. C’est un roman qui vous rappelle que la vie est courte, brutale, et souvent injuste — mais qu’elle fait une sacrée bonne histoire. Et si vous aimez les récits où l’on ne sait jamais si le monstre est dehors ou déjà dans le cœur des hommes… alors bienvenue chez les Sanguinaires. Ici, même les ombres ont peur de ce qu’elles cachent.


« Le Moyen Âge, c’est cette époque bénie où l’on pouvait mourir de la peste, de la faim, ou d’un regard de travers. » — Anonyme, mais probablement mort jeune.





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