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CHRONIQUE: La Dissonance des Archanges

  • Pirard Marvin
  • 23 mars
  • 2 min de lecture


Auteur: Ludovic Bouquin

Roman: La Dissonance des Archanges

Nombres de pages: 252

Editions: Du Noir Au Sud

Date de sortie: 26/01/2026



Synopsis:


Sybille Guérin, ancienne cheffe de groupe à la police judiciaire, pensait profiter de sa retraite au Pays basque jusqu’à ce qu’elle devienne le centre des doléances de tout son quartier. Elle va accepter d’aider une de ses amies dont la fille, tout juste majeure, a disparu après avoir assisté au concert d’un groupe de métal sataniste à la réputation sulfureuse.

Accompagnée d’un ancien collègue en poste à Bordeaux, elle va se retrouver confrontée à une réalité bien plus sombre où des personnes, influentes et exemptes de tous soupçons, tirent les ficelles pendant que les cadavres s’accumulent.


Chronique:


La Dissonance des Archanges est un roman qui surprend par son mélange audacieux entre l’univers sombre et fascinant du Black Metal et les codes classiques du roman policier. Dès les premières pages, Ludovic Bouquin nous entraîne dans le quotidien chaotique d’un groupe de Black Metal, et c’est précisément ce décalage — suivre des musiciens extrêmes dans une intrigue criminelle — qui donne tout son charme à la lecture. On prend un vrai plaisir à découvrir leurs répétitions, leurs concerts, leurs tensions internes, autant que l’enquête qui se tisse autour d’eux.

Bouquin joue habilement avec les clichés qui collent à la peau du mouvement, notamment celui du « sataniste par défaut », un stéréotype ressassé chaque année lors du Hellfest à Clisson. Le roman met en scène ce regard extérieur souvent mal informé, soulignant avec ironie à quel point les amalgames persistent. Cette récurrence du cliché n’alourdit pas le récit : elle le nourrit, le rend plus crédible, et permet au lecteur de prendre du recul sur la manière dont la société perçoit certaines subcultures.

L’intrigue policière, quant à elle, est menée avec rythme. Les rebondissements s’enchaînent, portés par une écriture nerveuse et musicale, presque rythmée comme une double pédale. Les personnages, tantôt fragiles, tantôt abrasifs, se révèlent au fil des pages, offrant un contraste saisissant entre leur image scénique et leur humanité profonde.

La Dissonance des Archanges est un roman hybride, puissant, qui séduira autant les amateurs de polar que les passionnés de musique extrême. Une lecture vibrante, immersive, qui secoue comme un bon riff bien placé.




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