CHRONIQUE: Bridget Bishop : La vengeance de la sorcière

Auteur: Davide Vinagre
Roman: Bridget Bishop : La vengeance de la sorcière
Nombres de pages: 174
Editions: Editions Art&Fact
Date de sortie: 14/04/2023
Synopsis:
Une clairière dans les entrailles du Massachusetts, une potence, un procès.
Bridget Bishop y sera jugée pour sorcellerie. Mais là où ces hommes pensaient pouvoir anéantir le mal, ils n’ont fait que lui offrir l’éternité. Des siècles à errer dans la ville maudite de Salem, entre vengeance, sortilèges et possessions. Jusqu’à croiser le chemin de trois hommes que tout semble opposer, hormis leur passé. Trois hommes qui devront affronter leurs plus grandes peurs.
Parviendront-ils à sortir indemnes de ce combat contre le mal ?
Chronique:
Bridget B – La vengeance d'une sorcière est un roman qui semble avoir été conçu comme une déclaration d'amour au cinéma d'horreur des années 80 et 90. Dès les premières pages, Davide Vinagre plonge son lecteur dans une ambiance qui évoque les vidéoclubs d'autrefois, lorsque les jaquettes de films promettaient sorcières, malédictions et vengeances surnaturelles à chaque rayon.
Impossible de ne pas penser à des œuvres comme The Craft, Halloween, Nightmare on Elm Street ou encore Hellraiser. On retrouve cette même atmosphère où le fantastique s'infiltre progressivement dans le quotidien jusqu'à le faire basculer dans le cauchemar. Bridget apparaît comme une figure de vengeance implacable, portée par une colère qui dépasse les simples limites humaines.
L'auteur joue habilement avec les codes du genre : les secrets enfouis, les erreurs du passé qui reviennent frapper leurs responsables, les manifestations inquiétantes et cette impression constante que personne n'est réellement à l'abri. Les amateurs de cinéma d'horreur rétro retrouveront avec plaisir cette montée en tension caractéristique des productions de l'époque, où l'ambiance compte souvent autant que les effets spectaculaires.
Le roman possède également ce charme légèrement excessif propre aux classiques horrifiques des années 80-90. La vengeance devient presque une force surnaturelle à part entière, transformant chaque confrontation en moment de tension particulièrement savoureux.
L'écriture de Davide Vinagre est fluide et visuelle, au point de donner parfois l'impression d'assister à un film plutôt que de lire un roman. Les scènes s'enchaînent avec rythme et efficacité, maintenant l'intérêt jusqu'au dénouement.
Bridget B – La vengeance d'une sorcière est une lecture idéale pour les amateurs d'horreur vintage, de malédictions et de sorcellerie. Un roman qui réussit à capturer l'esprit des grands films fantastiques des années 80 et 90 tout en proposant sa propre histoire, sombre, divertissante et délicieusement nostalgique.




Commentaires