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INTERVIEW (Archives): Steve Laflamme

Pirard Marvin
2 oct.
4 min de lecture

Steve Laflamme est enseignant et auteur. Depuis 2001, il enseigne la littérature au Cégep de Sainte-Foy où il donne notamment un cours intitulé "Littérature policière, fantastique et de science-fiction". Il a fait partie, entre 2003 et 2011, du comité de rédaction et de lecture des dossiers littéraires de la revue "Québec français", en étant également corédacteur en chef (2008-2011).

Son premier roman, "Le Chercheur d'âme" (2017), a récolté plusieurs critiques fort élogieuses, tant dans les médias traditionnels québécois (Le Devoir, Le Soleil, Le Journal de Québec, le Téléjournal Québec, la radio de Radio-Canada) que sur des blogues littéraires québécois et européens.

"Sans la peau" (2021) est son troisième roman de la série mettant en scène l'enquêteur Xavier Martel.

Enchaînant en 2021 sur deux autres tomes des contes interdits "Barbe Bleue" et "un épisode parallèle "Cam, Policière sans limite", Steve Laflamme est devenu un incontournable de la saga.


Tous droits réservés :
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  • Qui est Steve Laflamme ?


Je suis un grand amateur de littérature de genres, à la base. J’ai été attiré par la littérature d’abord grâce au fantastique, à l’épouvante. Puis j’ai migré vers le polar il y a un peu plus de dix ans. Je suis principalement professeur de littérature au cégep (au Québec, c’est un échelon scolaire qui se trouve à mi-chemin entre le secondaire et l’universitaire). Je suis aussi, accessoirement, guitariste et chanteur d’un band de blues nommé Machine Blues, qui se produit à l’occasion par pur plaisir dans des petites salles de la ville de Québec.


  • Quel est votre parcours?


La découverte des œuvres de Stephen King, à 15 ans, a été une révélation pour moi. J’ai ensuite fait mes choix académiques et professionnels dans l’objectif d’un jour parvenir à atteindre mon rêve de publier mes récits. J’ai étudié en Lettres et langues au cégep, puis j’ai obtenu un baccalauréat en Études littéraires (UQAM) et une maîtrise en Création littéraire (Université Laval). J’ai publié mon premier roman, Le Chercheur d’âme, en 2017, à l’âge de 42 ans.


  • Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir écrivain ? Pourquoi dans le thriller ?


Mon intérêt prononcé pour les littératures de genres, pour les bonnes histoires prenantes, remplies de suspense, de violence, de surprises. Avant tout, je dirais mon amour des mots, des capacités extraordinaires que procure la maîtrise de la langue.


  • Vous êtes devenu un incontournable dans la saga des contes interdits, comment êtes-vous rentré dans l'aventure?


Le directeur de collection, ayant lu mon premier roman, l’a assez aimé pour m’offrir d’écrire un premier conte, puis un deuxième. C’est une chance inouïe de faire partie de ce train lancé à vive allure il y a quelques années, et j’espère avoir l’occasion d’écrire encore au moins un ou deux contes.


  • Comment le choix du conte est-il effectué? Choisissez-vous vous-même ou le conte vous est-il imposé?


J’ai choisi moi-même mon conte, en tentant d’en sélectionner un qui n’était pas totalement inconnu – mais c’était difficile, puisque les plus connus étaient déjà pris ! J’ai également considéré le « potentiel de trashitude » du conte Peau d’âne.


  • Votre dernier roman "Sans la peau" parle de la mafia russe au Québec et de l'héroïne des pauvres à savoir la "Krokodil". Pourriez vous nous parler un peu de votre roman et de ce qui vous a poussé à écrire sur ce thème?


J’ai découvert par hasard l’existence de la Krokodil, il y a plusieurs années, en voyant sur le Web une vidéo troublante exhibant la douleur d’une jeune femme dont la drogue avait rongé la chair du bras jusqu’à l’os. J’ai été à la fois troublé et fasciné par le désir de toxicomanes de s’abandonner à cette substance impitoyable, au point d’y laisser leur qualité de vie – voire leur vie, dans un grand nombre de cas. Il y avait là un récit horrible à construire autour de cette drogue terrible.


  • Vous parlez dans les remerciements de "Barbe bleue" de l'esprit fort de camaraderie au sein de l'équipe des Contes interdits. Pourrait-on en savoir plus sur l'ambiance qui règne au sein de cette "team" ?


Ce que j’apprécie par-dessus tout de l’équipe d’auteur.es des contes (nous sommes une douzaine), c’est que chacun.e est conscient.e de n’être pas plus important que la collection elle-même. Nous sommes toutes et tous un wagon greffé à un train qui roule à vive allure.


  • Incontournable de ce mois de novembre, la sortie du Recueil Maudit II fait partie des livres à avoir dans toute bibliothèque qui se respecte. Vous avez participé en y écrivant une nouvelle et indirectement en participant à la récolte de fonds pour l'association "SOS Violences conjugales". Quel est votre ressenti en participant à un tel mouvement de solidarité ?


C’est une façon pour moi de redonner, alors que je reçois tellement d’amour et de visibilité de la part de mes lecteurs et lectrices. Quand on a un minimum de notoriété, il importe de s’en servir pour de bonnes causes, à mon avis.


  • Les lecteurs sont toujours avides de nouveautés et veulent toujours savoir quand ils auront la chance de relire un roman d'un de leurs auteurs favoris. Êtes vous sur un nouveau projet ?


Mon prochain roman paraîtra le 15 février aux éditions Libre Expression, au Québec. Il s’intitule Les Agneaux de l’Aube et relate une enquête sur une série de meurtres sordides et violents qui ont été commis à cause de l’ignorance.

  • Je vous remercie grandement pour le temps que vous m'avez accordé en répondant à ces questions. Souhaiteriez-vous laisser quelques mots à vos lecteurs, éditeurs ou même amis dans ces lignes?


Merci de me suivre, d’entrer dans mes univers et de me permettre de vivre cette magnifique aventure ! Celles et ceux qui ne me suivent pas déjà peuvent le faire en s’abonnant à ma page Facebook : https://www.facebook.com/SteveLaflammeAuteur/


René Manzor "L'ombre des innocents"s



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